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LE GÉNIE DE LA PAIX

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mai.s le sentiment et la pensée intime du maître Le gouvernement avait conçu l’idée de faire illustrer de vignettes parlantes te papier dont se servait l’administration pour sa correspondance et poulies actes publics. Prud’hon demanda sans doute à être chargé de ces petits dessins. Mais avant d’en recevoir la commande il dut très-probablement donner un échantillon de son savoir-faire. Une planche jusqu’ici tout a fait inconnue* dont il n’existe à ce que je pense qu’une seule épreuve et qui ne paraît pas avoir eu de destination précise, fut peut-être exécutée dans le but unique de montrer comment il comprenait ce genre d’ouvrages. Cette ravissante pièce que je nomme le Génie de la Pai.v représente une jeune femme ailée, debout sur un nuage, vêtue d’une courte tunique qui

1. Barlhélemy^oseph-Fulcran Roger, élève do L. Copia ot de Prud’bon, né à Lodève le 20 mai 1770. {Catalogue manuecril de Roger, conservé au Cabinet des Estampes de la Bibliothèque nationale.) Roger a gravé, dit-il lui- même dans ce curieux document, 282 planches, dont un grand nombre d'après Prud'hon, cl il nous apprend que la première estampe qu'il Ht d'après ce maître fut : la Vertu aux prîtes avec le l'ice, qui représente une femme entre deux satyres, dont l'un l'embrasse. Il est probable que le pendant de cette planche : la Raison parle et le Plaisir entraine, où l'on voit un jeune homme entre deux femmes, est de la même époque. — Roger est mort aveugle, il y a quelques années à Sceaux-les- Charlreux.

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