Cette rarissime pièce appartient à M. Gigoux
ÎJi IIHEVKTS D’INVENTION, ETC.
lais.se voir la jambe droite et une partie de la poitrine. Elle tient de la main droite une branche d’olivier; la gauche est posée sur le cœur. Devant elle est un casque renversé. Cette pièce ne porte aucune signature. La composition est de Prud’hon : ce point n’est pas contestable. Mais je vais plus loin et je crois que, si l’on examine avec soin la facture, si on rapproche cette eau-forte de la /.eçon de bolunique et de Phroxiiie et Melidor, les deux seules planches connues qui soient bien certainement de la main de Prud’hon , on se convaincra que c’est lui qui a gravé celle petite merveille. En elTel ce n’est pas là l’œuvre d’un graveur de profession. Celui qui a tracé cette e.slampe manquait de savoir technique et d’expérience : il ne connaissait qu'imparfaitement le métier et l’outil. On sent un artiste qui cherche son dessin sans se préoccuper d’autre chose.
I.a première de ces petites pièces qu’exécuta Prud'hon, sur la commande de l’adminislralion, me parait être un en-tête pour les brevets d’invention, de perfectionnement et d’ importation établis par les lois des 7 janvier et ?5 mai 1791'. Une figure de femme largement drapée, coiffée du bonnet phrygien, pose une couronne de lauriers sur la tête d’un génie qui
Tet nst le titre du brevet. I.cs mois imprimés en italiques se trouvent textuellement sur les pièces.