LA LIBERTÉ
lui pn-sente des tablettes avec cette inscription : Invenlions nouvelles. Sa main gauclic s'appuie à un faisceau recouvert de lauriers. La figure du génie, entièrement nue, qui se tourne vers sa protectrice, le pied posé sur un coffre qui porte un compas, est d’une extrême élégance. Les mots : République française se lisent sur le socle qui supporte ce beau groupe. Les gouvernements qui se sont succédé ont fait subir à cette planche de notables changements. Sous le premier Empire, le bonnet plirygien a été remplacé par un casque avec un aigle pour cimier, et, pendant la Restauration, ce sont les fieurs de lis, entourées d'hermine, qui décorent un bouclier auquel s’appuie la figure. Le socle porte simplement le mot France '.
Une autre pièce du plus beau caractère, dont nous ne connaissons pas l’usage, mais qui doit appartenir k la première période de la révolution, est intitulée la Liberté, et a pour légende : « Elle a renverse l’hydre de la tyrannie et brisé le joug du despotisme. » liberté est représentée par une femme d’apparence athlétique, debout, vue de face, à demi couverte d’une courte tunique, la tête ceinte de lauriers, une hache dans la main droite, le pied sur le monstre à