I. Gravée par M"' A. Bleuze
ADRESSE DE MERLEN.
Celte belle pièce, gravée par Roger, est digne de Prud’hon, et je suis persuadé qu’elle est de lui. Je ne in'y arrête cependant pas, car elle est constestée par plusieurs personnes dont Je dois respecter l’opinion'.
Ces allégories politiques et patriotiques ne sont pas les seules pi'liles pièces qu’ait exécutées Prud’hon à cette époque de sa vie. Scs amis Fauconnier et Constantin, sans doute, l’avaient mis en rapport avec des industriels et des négociants pour lesquels il fit des enseignes, des têtes de factures, et ces ouvrages portent k l’égal de ses tableaux l’empreinte de son gracieux génie. Il dessina, et on assure qu’il peignit lui-même sur verre, renseigne d’un graveur du Palais- Royal, nommé .Merlen. D’un côté de l’inscription * qui occupe le milieu il avait représenté Minerve debout, drapée et casquée, appuyée sur un bouclier et tenant la lance, ayant k sa droite le hibou et k sa gauche un enfant qui tient un coin ; de l’autre côté, Vulcain considère une médaille qu’il vient de frapper; près de lui on voit un balancier et un enfant qui montre
t. Dans Sun catalogue manuscrit Roger attribue cette pièce à Gauterot. Mais je crois qu'il se trompe. Il ne faut pas oublier que le graveur Gt ce catalogue tout à la fin de sa via au moment où il vendit sa collection au Cabinet des Estampes et que ses souvenirs étaient alors bien lointains.
î. Merlen, graveur sur tous métaux et sur pierres fines