I.A SAGESSE ET LA VÉRITÉ
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scène, composée de la manière la plus lieureuse, est pleine de délicatesse et de poésie. On dirait un basrelief grec repris et interprété par l’artiste français.
C’est au Salon suivant, en 1799, que Prud’lion exposa sa première peinture importante : La Sni/esse fit la Vérité descendant sur la terre, et les ténèbres qui la couvrent se dissipant à leur approche. Il avait alors quarante et un ans. Un dessin de ce sujet lui avait valu un prix d’encouragement, ainsi (]u’un logement et un atelier au Louvre' pour l’exécuter en grand. Minerve casquée, la poitrine couverte d’une cuirasse, enveloppée d’une vaste draperie jaune par-dessus sa tunique lilas, conduit par la main gauche une jeune fdle entièrement nue qui figure la Vérité, et de la droite lui montre la terre. Ce tableau rond, qui ne mesure pas moins de 3 mètres GG cent., fut d’abord [)lacé dans la galerie des peintres vivants h Versailles,
t. C'psl bion au Louvre que Prud tion exécuta ccl ouvrage, comme le prouve la lettre suivante : * Paris, ce iS thermidor an VU. — Ciloyi'n ministre, — Je viens de terminer le tableau national représentant la Sagesse et la Vérité descendant sur la terre. Ses dimensions empêchent qu'il ne puisse passer par l'escalier de ma résidence pour être transporté au .Salon. Je désire donc, citoyen ministre, que vous m'autorisiez à faire scier la traverse en bois de la croisée de mon atelier |>our lui ouvrir un passage; cela ne peut occasionner aucun dommage dans ladite croisée et servira à l'avenir on pareil cas. J'ai aussi besoin de cetle autorisation