‹ Prud'honChapitre 106 sur 201 · I A NOUVELLE HÉLOÏSE · texte numérisé non relu

I A NOUVELLE HÉLOÏSE

de la Nouvelle Héloïse \ qui, ce me semble, ne sont pas au nombre des meilleures de l’artiste. Elles portent pour légendes : « Le premier baiser de l’amour » ; « Il appliqua sur sa main des baisers de feu » ; « Ma fille, respecte les cheveux blancs de ton malheureux père » ; u L’héroïsme de la valeur » ; « Je ne me bats pas avec un insensé. » Les costumes ridicules du commencement de ce siècle enlèvent à ces compositions, où l’on trouve pourtant des qualités de premier ordre, le caractère sérieux qu’exigent de pareils sujets. Mais l’on doit faire une exception pour l’un de ces dessins, « Le premier baiser de l’amour. » Julie dans le bosquet, soutenue par son amie, suspendue des deux bras au cou de son amant, sa jolie tête enivrée d’amour penchée sur son épaule, est une figure ravissante qui doit prendre place parmi les plus gracieuses inventions de l’artiste2. Dans la

La Nouvelle Héloïse , par J.-J. Rousseau. Nouvelle édition ornée de 6 figures (dont un portrait). Paris. Bossange, Masson et Besson, 1808. 4 vol. in-8. — Le portrait est gravé par Degault, les cinq autres planches sont de Copia. — Comme nous savons maintenant que Copia mourut en 1799, la première édition de ce livre, que nous ne connaissons pas, doit dater des premières années du siècle au plus tard.

2. M. Hauguet possède l’exquis dessin pour cette gravure; M. Mahérault, celui pour « Respecte les cheveux blancs de ton malheureux père. »

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