‹ Prud'honChapitre 118 sur 201 · L’ÉTUDE ET LE GÉNIE · texte numérisé non relu

L’ÉTUDE ET LE GÉNIE

malade porté sur une civière. A droite, sont les trois Parques. L’idée d’introduire les filles de l’Érèbe et de la Nuit dans le fronton d’un établissement hospitalier n’était certainement pas heureuse, et on dit que c’est ce détail qui fit repousser un projet d’ailleurs bien conçu au point de vue sculptural et empreint à un haut degré de la sensibilité de l’artiste1.

Tout en poursuivant ces divers projets, Prud’hon travaillait aux plafonds pour le Louvre qui lui avaient été commandés par l’administration. Celui de la salle du Laocoon était achevé en 1801 2. Le peintre y avait représenté V Etude guidant l'essor du Génie . J’ai à peine besoin de rappeler les grands traits de cet admirable ouvrage, l’un des plus connus de Prud’hon. Deux enfants les bras enlacés, leurs jolies têtes bouclées et rayonnantes d’enthousiasme levées vers le ciel , s’élancent d’un vol aisé dans l’espace. C’est un morceau capital et exquis. Voilà Prud’hon avec toute sa force et toute sa grâce, son imagination originale et

Beaucoup plus tôt, Prud’hon avait modelé deux génies qui se disputent une couronne. Ce petit ouvrage a été exécuté en bronze et encastré dans un meuble. M. Carrier en possède la terre cuite signée par derrière : Prud’hon 1190. On doit encore à Prud’hon une Médaille représentant deux Amours qui tressent une couronne, frappée pour le mariage de Jérôme Bonaparte et datée 1801 .

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