PRUD’IION JUGÉ PAR DAVID
et si magistrale, devrait être au Louvre depuis longtemps. Sommes-nous donc si riches pour négliger de pareils trésors? Dans cet ouvrage, qui ferait l’orgueil des plus célèbres Écoles, Prud’hon a su donner un corps à la chimère, au rêve de l’imagination, ce qui est le but et le comble de l’art1.
Ces deux grands ouvrages, ainsi qu’un portrait qui n’est pas mentionné au livret", firent une grande sensation au Salon de 1808, et ils valurent à Prud’hon des lettres de grande naturalisation dans le domaine de la peinture d’histoire. La critique sentit qu’il fallait enfin compter avec un artiste dont la manière, très-opposée sans doute à celle de l’école dominante, était goûtée d’une partie du public. David daigna
]. Je crois qu’il n’existe aucune esquisse de ce tableau, qui a été gravé par Muller et lithographié par Aubry-Lecomte. — M. Camille Marcille en possède un magnifique dessin d’ensemble venant de la collection Odiot. Un autre beau dessin provenant de la collection de Boisfremont, qui appartient à M. Ilis de La Salle, présente une variante. intéressante : le ventre de Psyché est couvert d’une draperie.