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Ce portrait est celui de M. Mesmay

OPINIONS DE LA CRITIQUE

pailci de Prud hon. Il est vrai qu’il le regardait comme un rival peu dangereux. « Enfin, disait-il, celui-là a son genre à lui; c’est le Boucher, leWatteau de notre temps; il faut le laisser faire, cela ne peut produire aucun mauvais effet aujourd’hui, dans l’état

ou est, l’Ecole. Il se trompe, mais il n’est pas donné à tout le monde de se tromper comme lui : il a un talent sûr. — Ce que je ne lui pardonne pas, ajoutait-il en souriant, c’est de faire toujours les mêmes têtes, les mêmes bras et les mêmes mains. Toutes ses figuies ont la même expression et cette expression est toujours la même grimace. Ce n’est pas ainsi que nous devons envisager la nature, nous autres disciples et admirateurs des anciens 1 . »

M. Boutard consacra à Prud’hon, pour la première fois, un paragraphe important, dans son compte rendu du Salon, au Journal des Débats . Les idées sur le style noble, sur la peinture d’histoire professées par David, étaient tellement enracinées, qu il traite de débutant l’auteur d'un si grand nombre de ravissants ouvrages et qui était alors âgé de cinquante ans. Il faut pourtant convenir que cet article, qui exprime les idées de la critique sérieuse à celte époque, est en général judicieux et bienveillant.

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