ENFANTS DE PRUD’HON
l’autre vingt ans environ. Ils s’établirent à Cluny el y restèrent au moins jusqu’en 1780. La vie de misère et de tracas commença, semble-t-il, aussitôt. Prud’hon pourvoyait avec peine aux besoins du ménage. 11 se voyait condamné à une existence précaire et obscure; l’avenir lui semblait fermé lorsqu’il trouva en M. de Joursanvault un ami puissant et éclairé, qui releva son courage, excita son ambition et lui donna les moyens de la satisfaire L
pirant le 24 août 1815, l’épuration de 1816 l’atteignit et il partit pour les colonies. En mai 4 821, il était à Plie Bourbon. Depuis cette époque on n'a plus eu aucune nouvelle de lui;
5° Emilie, née à Paris, rue du Harlav, n° 28 , le 3 novembre 4 796. Elle épousa en premières noces M. Deval, négociant en vins à Lorient, et, en secondes, M. Ouoyerer, de Metz; elle demeure encore aujourd’hui dans cette ville.
4. Les relations de M. de Joursanvault et de Prud’hon ont précédé le mariage de celui-ci et remontent à 1776 ou à 1777, car le certificat de franc-maçon du jeune peintre, dont l’original appartient à M. Eudamidas Prud’hon, est daté de 1777 et signé par M. de Joursanvault. Cette pièce prouve en outre que Prud’hon fit à cette époque un séjour a Beaune chez son protecteur. En voici le texte :
« A la gloire du grand Architecte de l'univers.
« Au nom et sous les auspices de S ; - G;- M ;•
« La R;* L*.- Saint-Jean sous le titre distinctif de la Bienfaisance de l’0> de Beaune en Bourgogne à toutes les loges régulières salut > force;- union;* Nous maître, officier de la R> L;* de la Bienfaisance de l’Orient de Beaune, constitué par lettres