‹ Prud'honChapitre 155 sur 201 · PORTRAIT DE NAPOLÉON · texte numérisé non relu

PORTRAIT DE NAPOLÉON

en costume de cour, et, pour se faire remarquer de son ami, agitait par la portière un grand chapeau à plumes, en riant beaucoup de son accoutrement. L impeiiale éleve n avait aucun goût pour les arts. Elle bâillait, s’étirait et disait à son professeur : « J’ai bien sommeil, monsieur Prud’hon. — Eli bien! dormez, Madame, » répondait tranquillement l’artiste, qui faisait philosophiquement sa corvée.

Ces relations de Prud’hon avec la famille impériale nous ont valu quelques ouvrages intéressants que je réunis, quoiqu’ils ne datent pas tous de ce premier moment. C’est d’abord un portrait de l’empeîeui au crayon noir1; il est vu de lace, et entouré de rayons; il a été gravé par Tardieu avec ces vers de Vigée :

Astre brillant, immense, il éclaire, il féconde,

Et seul fait à son gré tous les destins du monde.

Puis deux charmants portraits également dessinés de Marie-Louise. Dans l’un, elle est en pied et debout, coillée d’un diadème et les épaules couvertes du manteau impérial ; la main droitç est appuyée à un coussin sur lequel est une cou-

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