‹ Prud'honChapitre 173 sur 201 · L’AMOUR SÉDUIT L’INNOCENCE, ETC · texte numérisé non relu

L’AMOUR SÉDUIT L’INNOCENCE, ETC

I honneur d’être avec respect, Monsieur le comte, votre très-humble et très-obéissant serviteur.

« Prud’hon1. »

Je n’ai pas eu jusqu’ici l’occasion de parler avec détail de quelques importantes compositions dont Prud’hon faisait les esquisses et les études, et que M,,c Mayer exécutait en grand avec son concours et signait. Deux de ces ouvrages surtout que Roger a gravés peuvent donner une idée de ces travaux faits en collaboration, et où il est difficile de distinguer la main du maître de celle de l’élève. Ce sont : Y Amour séduit V Innocence , le Plaisir l’en-

traîne, le Repentir suit, et Y Innocence préfère V Amour à la richesse. L'Amour séduit ï Innocence appartient cà la jeunesse de l’artiste, car sur une feuille détachée de l’un des carnets que Prud’hon rapporta de Rome, on en trouve le motif, qu’il se borna à développer et à compléter. Sous les grands arbres d’une forêt, l’Amour tient embrassée du bras droit une jeune fille, dont il caresse de l’autre main le menton. En avant de ce groupe, un enfant qui représente le Plaisir entraîne l’imprudente, dont il a saisi la draperie et jette des fleurs sous les pas des amants. Une admirable figure de femme, qui sym-

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