CARNETS DE PRUD’IION
sistc à contempler les objets qui nous entourent et à s’en pénétrer. Il répondait un jour à Bruun-Neergaard, qui lui demandait ce qu il avait lait en Italie : « Je m’occupais à regarder et à admirer les chefsd’œuvre1. » 11 revenait donc plus riche d’observa-
tions, d’impressions et de projets, que d’ouvrages terminés. Les deux précieux carnets que possède i\J. Mar cil le nous font assister aux préoccupations du jeune artiste à cette époque. A côté de croquis, d’études d’après les anciens et les maîtres modernes, de figures de femmes légèrement indiquées, on y trouve les titres et quelques compositions d’un grand nombre de sujets dont il a traité une partie par la suite : ï Amour réduit à la raison; Joseph et la femme de Putiphar ; F Amour et Psyché ; la Vertu avilie par F Amour ; F Amour, la Frivolité* le Léger badinage , le Repentir qui les suit ; Junon à la prière de Minerve donne ses divines mamelles à Hercule; F Amour d’ Antiochus pour Stratonice ; Narcisse épris de lui-même ; F Amour est souvent guidé par la Folie; Perfidie du centaure Dessus qui enlève Déjanire à Hercule; Pénélope ayant enfin proposé à ceux qui la recher -
1. Sur la situation des Beaux-Arts en France , ou Lettres d’un Danois a son ami , par T.-C. Bruun-Neergaard. A Paris, à l’ancienne librairie de Dupont, rue de la Loi, n° 4231, an xi-1801, lettre viii. — Paris, le 23 ventôse an ix.