‹ Prud'honChapitre 67 sur 201 · L’AMOUR RÉDUIT A LA RAISON · texte numérisé non relu

L’AMOUR RÉDUIT A LA RAISON

ville éternelle, occupé moins à travailler qu’à lire profondément en lui-même.

Dans r Amour réduit à la raison., le petit dieu est attaché par les deux mains à un anneau fixé dans une gaine surmontée d’une tête de Minerve casquée. Il frappe du pied le sol, retourne sa jolie tête pleine de colère vers la belle indifférente qu’il menace de sa vengeance. Elle, assise vis-à-vis de cette image de Minerve qui la protège, une jambe à moitié étendue, l’autre négligemment repliée, le corps incliné, la tête renversée et souriante, ses deux bras nus jetés en avant par un mouvement d’une grâce délicieuse, raille son petit ennemi aujourd’hui vaincu et qui demain sera vainqueur. Il est impossible d’imaginer une figure plus élégante, plus voluptueuse, d’une invention plus imprévue et plus heureuse que celle de cette jeune femme. C’est une enchanteresse. Mais il taut convenir pourtant qu’ici comme dans un grand nombre de ses ouvrages Prud’hon touche à l’afféterie : un pas de plus, ce serait trop 1 .

4. Comme il résulte d’une note du graveur Roger, que je donnerai plus tard in extenso , Copia, Prud’hon et Constantin s associèrent pour publier cette planche, et il est probable qu il en fut de même pour la Cérès et pour le Cruel rit des pleurs qu il fait verser. Prud’hon fournissait les dessins, Copia le travail et Constantin les fonds.

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