L’UNION DE L’AMOUR ET DE L’AMITIÉ
saut. Cette peinture, exécutée dans d’assez grandes dimensions, en grisaille à peine colorée, a appartenu à M. Didot, qui la tenait probablement de Prud’hon lui-même, puis à M. de Morny. Ce n est pas une des plus heureuses inspirations de 1 artiste, et je ne
m’y arrêterai pas davantage1.
11 en est tout autrement de la composition empruntée au deuxième acte d Androiuücjuc^ et pom laquelle Prud’hon s est inspire des beaux veis de Racine :
C’est Hector, disait-elle en l’embrassant toujours;
Voilà ses yeux, sa bouche et déjà son audace .
C’est lui-même; c’est toi, cher époux, que j’embrasse.
Ce magnifique dessin à la pierre noire avec des
1 . Les livrets de l'époque nous donnent des renseignements précis qu’il nous a paru intéressant de relever sur les ouvrages exposés par Prud’hon en 1791 et en 1793.
« Ouvrages de peinture, sculpture et architecture, gravures, dessins, modèles, etc., exposés au Louvre par ordre de l’Assemblée nationale au mois de septembre 1791 l’an me de la Liberté. Paris imp. des batiments du Roi, 1791. »
« 540. Un dessin à la pierre noire représentant un jeune homme appuyé sur le dieu Termes [sic) par M. P ru d’bon. »
A la liste des noms et demeures des artistes : « M. Prud bon, rue Cadet, n° 18 ».
« Description des ouvrages de peinture, sculpture, architecture