‹ Prud'honChapitre 78 sur 201 · IDÉES DE PRUD’IION SUR LES ARTS · texte numérisé non relu

IDÉES DE PRUD’IION SUR LES ARTS

nature et je tâche de l’imiter dans ses effets les plus attrayants. Mais qu’on me montre ces Grecs dont les statuaires antiques ont imité les formes, et je les retracerai avec le même enthousiasme. D’ailleurs, n’est-ce pas enchaîner le génie et entraver le talent que de donner un patron commun à toutes les productions des beaux-arts, et condamner leurs travaux à une similitude de résultats, ennemie de la liberté qui doit présider à leur essor? Enfin parce que Corneille et Racine ont fait des chefs-d’œuvre immortels, faut-il ne plus parler, ne plus écrire qu’en vers alexandrins 1 ? «

Pauvre Prud’hon! il était, au moment dont nous parlons, bien loin des vers alexandrins! 11 fallait vivre, et il dut accepter et peut-être solliciter les plus humbles travaux. A quelque chose malheur est bon. C’est en effet pendant les premières années de la Révolution, dans son triste intérieur de la rue Cadet2,

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