II PREFACE
lûmes de poésie ancienne et nioderne, d'histoire^ d'érudition, de médecine j de voyages et de science ?
Parlons d'abord de Psaphion et des Hommes de Prométhée, que nous avons jugés dignes de figurer dans notre collection des Chefs-d'œuvre inconnus,, et que la plupart des biographes se sont contentés de citer dans les articles biographiques quils ont accordés à l'auteur de tant d'écrits excellents et remarquables. Voici d'abord ce que Meusnier de Querlon en dit lui-même^ dans la préface de ses Impostures innocentes : « Psaphion, ou la Courtisane de Smyrne^ petit roman soi-disant grec, est né à l'occasion que voici : Je lus, il y a quelques années, deux de ces romans prétendus antiques. Ils me parurent ingénieux, mais je ri'y trouvai ni costume, ni le moindre goût de l'antiquité. Je conclus de là que les auteurs de ces pastiches littéraires avaient manqué leur principal objet. Je voulus ni'essayer dans le même genre, et cette boutade d'émulation a produit la Courtisane de Smyrne et les Hommes de Prométhée. Ces deux niorceaux furent imprimés, c'est-à-dire défigurés par les imprinicurs, à la fin de 1747. » L'édition, pleine de fautes, à laquelle l'auteur semble faire allusion doit être la première, publiée, avec la date de 1748, sous ce titre : Psaphion, ou la Courtisane de Smyrne, fragment erotique traduit du grec de M. Mnaséas, sur un manuscrit de la bibliothèque de lord B*^^, où l'on a joint les Hommes de Prométhée