PREFACE III
[Londres, Tomson, i-j^S, 111-12), Nous croyons que ces deux pastiches avaient paru, l'année précédente^ dans le Journal étranger, dont Querlon dirigeait alors la rédaction.
Le petit recueil des Impostures innocentes, gutcsf fort rare, fut sans doute peu répandu lors de sa publication, quoiqu^il eût été imprimé, non à Magdebourg, comme il est dit sur le titre du livre, mais à Paris, en vertu d'un privilège secret obtenu au Bureau de la librairie. Fréron, qui était lié avec son confrère Meusnier de Querlon, a rendu compte de ce recueil, dans /'Année littéraire [tome V de l'année iy6i,/?. 101 et suiv.), oii il témoigne beaucoup d'estime et de sympathie pour l'auteur, qui partageait, en effet, presque toutes ses opinions au double point de vue de la critique morale et de la critique littéraire. Nous allons extraire de cet article le jugement qui concerne PsAPHioN et LES Hommes de Prométhée, bien que Fréron n'ait fait que reproduire le texte de l'auteur : « L'auteur, dit-il, lut, il y a quelques années, deux de ces romans prétendus antiques ; ils lui parurent ingénieux, mais il n'y trouva ni costume ni le moindre go«f de l'antiquité. Il conclut de là que les auteurs de ces pastiches littéraires avaient manqué leur principal objet : il voulut donc s'essayer dans ce genre : c'est à cet esprit d'émulation que nous devons PsAPHiON. Rien de plus agréable que cet opuscule.
a Psaphion est une courtisane spirituelle, qui fait