PREFACE VII
travaillé à différents journaux, il s est charge, depuis plusieurs années, de celui qui a pour titre : Annonces ET AFFICHES DE PROVINCE. Cette feuHk périodique est très répandue. Malgré sa brièveté, elle a le mérite d'offrir des analyses exactes et très capables de donner une idée des ouvrages qu'on y annonce. Quelquefois l'auteur en fait sentir les beautés et les défauts, mais toujours avec une habile précision et sans s'écarter des bornes qu'il s'est prescrites. Son style est aisé, nourri, plein de goût, propre enfin à servir de niodèle. »
Un mois après la niort de Meusnier de Qucrlon, les auteurs du Journal de Paris se plaisaient à rendre homniageàsa mémoire : «M. de Querlon, disaient-ils dans le nunicro du 1 1 mai i 780^ a été un homme de lettres très recommandable par un jugement sain et des connaissances très étendues... La Feuille de province eut longtemps un grand succès entre ses niains. On remarquait dans la plupart de ses notices un discernement sûr, de l'équité et un attachement inviolable aux vrais principes. Dans sa jeunesse, il avait publié un petit volume qui a fait regretter à quelques personnes qu'il ne se fût pas adonné davantage aux ouvrages d'imagination. Le titre de ce volume est : Les Lmpostures innocentes. Ce sont des espèces de romans très ingénieux, écrits d'un style riant et fleuri. » Enfin, dans le seizième tome du Nécrologe des hommes célèbres de France Ji 781), un de ses collègues, peut-