‹ Psaphion, ou, La courtisane de SmyrneChapitre 6 sur 9 · VI PREFACE · texte numérisé non relu

VI PREFACE

représentés dans toute leur beauté. Didyme raconte à ses élèves tout ce que la tradition des poètes a pu ajouter à la création de l'homme par Prométhée. Après ce que nous avons de M. de Buffon sur ce sujet, je ne connais rien de si intéressant que les premiers transports qui échappent à Vhomme et à la femme, dans cette jolie fiction: leur surprise, leurs discours, ce qu'ils sentent naturellement , tout cela est décrit avec un art infini. »

Nous ne referons pas ici une notice biographique et surtout bibliographique, qui fasse mieux connaître les immenses travaux de Querlon, lequel rédigea pendant vingt-deux ans les Affiches littéraires de province, pendant cinq ans la Gazette de France, et pendant deux ans le Journal étranger, en faisant marcher de front ces trois ouvrages périodiques. Nous rapporterons seulement quelques jugements de ses contemporains au sujet de son talent de critique et de sa prodigieuse activité de travail. « Il a trouvé moyen, dans ce travail ingrat et si fort au-dessous de lui, dit Palissot dans ses Mémoires littéraires, publiés en 1777, de donner d'excellentes leçons à la plupart des gens de lettres. Si Von en détachait presque tous ses articles qui concernent les ouvrages nouveaux, on aurait peut-être le nieilleur journal qui ait paru en France. « Sabatier de Castres avait dit à peu près la mime chose, trois années auparavant, dans ses Trois Siècles de la littérature Françoise : '( Après avoir

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