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étaient limités, et une claudication intermittente, Mais il existait
en même temps un point douloureux au-dessus du genou, un autre sur l'épiphyse du tibia; de plus, le père de l’enfant, confrère fort attentif et fort instruit, nous parlait d’une fièvre très vive et de courte durée, survenue un mois auparavant, d’un saignement de nez abondant et d’un allongement considérable de la taille. Lors de notre examen, l'articulation coxo-fémorale était intacte et l’on imprimait au membre les mouvements les plus étendus.
OBSERVATION IV (inédite),
(Communiquée par M. le professeur Poncetet par M. le D' Mielly).
Le jeune V..., âgé de huit ans, a eu la coqueluche à quatre ou cinq ans, mais il ne présente aucune tare personnelle ou héréditaire. On ne relève pes trace de tuberculose, ni chez lui,ni chez ses parents ou grands parents.
En mai 1888, s'amusant sur un quai, il fit une chute mais n’en continua pas moins ses jeux immédiatement et les jours suivants. Cependant trois ou quatre jours après, les voisins s’aperçurent qu’il tirait la jambe en marchant, et, quand ils prévinrent les parents, l’enfant était obligé de s’aliter. En effet, ce jeune garçon craignant qu'on ne l'empéchât d’aller s'amuser dehors, avait fait tous ses efforts pour cacher sa boiterie à sa famille, mais au bout de trois jours, il ne pouvait faire un pas. Un premier rebouteur, mandé par les parents, soupçonnant une coxalgie, avoua son incompétence, et M. le D' Mielly fut appelé. Devant un début aussi brusque avec une si rapide constitution d’attitude vicieuse, ce dernier demanda M. Poncet en consultation. Lorsque M. Poncet examina ce petit malade, il constata tous les signes apparents d’une coxalgie aiguë. L'enfant ne pouvait supporter aucun examen. Il existait une déformation considérable du membre inférieur gauche. La cuisse était fortement fléchie sur le bassin et le membre dans l’abduction et la rotation en dehors.
LS Pa D, : 5
Il fut décidé que l'enfant serait endormi le lendemain pour être redressé et immobilisé. Le lendemain, M. le professeur Poncet se disposait à pratiquer cette opération, lorsqu'on lui apprit que, dans la nuit précédente, le petit malade s’était trouvé guéri. La douleur et la déformation avaient, en effet, spontanément disparu, et, à partir de ce moment, la hanche gauche redevint ce qu’elle était par le passé, l'enfant put marcher, courir sans claudication. Depuis lors, il n’a plus ressenti aucun malaise dans articulation coxo-fémorale gauche, et la guérison s’est si bien maintenue, qu’actuellement il fait son service militaire, beau soldat d’une taille de 1 m. 75.