‹ Pseudo-Coxalgie: Coxalgie de CroissanceChapitre 19 sur 23 · OBSERVATION XI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XI

(Fiessinger. Mémoire inédit swr la croissance au point de vue morbide, couronné par l’Académie de médecine, 14889; prix d'hygiène de l’enfance.)

E. R..., neuf ans, gros et bien portant, de R... (canton de Dompierre, Vosges), est atteint de claudication depuis dix jours. Les parents sont très inquiets, un de leurs neveux, suite de coxalgie, étant complètement estropié.

Mai 1883. — Douleur très vive à la pression du grand trochanter droit ; gonflement profond peu net. On peut-frapper le talon et tordre le membre sans douleur, mais les mouvements du membre inférieur se communiquent légèrement au bassin.

Appareil silicaté avec le D' Legras (de Dompierre). Guérison en cinq semaines,

Trois ans plus tard, fièvre et douleurs vives à la partie supérieure de la cuisse primitivement malade.

10 novembre 1886. — Douleurs vives à la pression du grand trochanter ; mouvements de la jointure très pénibles. On perçoit un empâtement diffus, profond, de toute la partie supérieure du fémur. s

Etat typhoïde survenant dès le début qui remonte à huit jours : délire, prostration, lèvres fuligineuses, ballonnement du ventre et diarrhée. Température, soir, 40°8, pouls 136. Nous avertissons les parents de l’imminence d’une suppuration prochaine et d'une opération.

Application de glace sur les parties douloureuses; potion avec 50 centigrammes de sulfate de quinine ; boissons aqueuses abon : dantes.

15 novembre. — Etat général stationnaire, mais diminution des douleurs. Température, soir, 40°9, pouls 140.

À partir de ce jour, contrairement à toutes prévisions, amendement des symptômes. Le délire disparaît, la cuisse diminue de volume, la fièvre tombe,

On nous amène l’enfant le 10 janvier 1887 : gonflement osseux | persistant et légère claudication qui disparaît par la suite.

Conclusion : L’'ostéite juxta-épiphysaire,; dans des cas exceptionvels, peut être suivie d’ostéomyélite aiguë, à quelques années d'intervalle, et cette ostéomyélite peut guérir sans suppuration.

OBsERVATION XII (inédite).

(Due à l’obligeance de M. le D" Fiessinger, d'Oyonnax).

1897 : Le D' Hudellet, de Bourg, m'adresse un jeune homme d'Oyonnax qui était interne à Bourg. Ce jeune homme avait quatorze ans. Depuis une quinzaine, il marchait péniblement.

Examen : Les mouvements de l’articulation coxo-fémorale droite sont limités.

Les mouvements a’abduction ne sont pas douloureux.

Pas de douleur à la pression du talon.

Douleur à la pression du grand trochanter. k

La guérison complète est obtenue en cinq semaines après ap” plication d’un silicate avec appareil d’extension.

OBsERVATION XIII (inédite).

Mai 1898 : M. le Dr Fiessinger voit à la gare de Saint-Claude un petit garçon de six ans. Ses parents sont désolés, car un rebouteur leur a dit qu’il s'agissait d’une coxalgie. Il y a, en effet, une légère claudication, mais elle ne date que de six jours. Par exclusion, le diagnostic de coxalgie de croissance est posé et, après huit jours de repos au lit, l'enfant se lève tout à fait guéri.

Emi

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