‹ Pseudo-Coxalgie: Coxalgie de CroissanceChapitre 22 sur 23 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Pendant notre externat dans le service de M. le professeur Poncet, notre attention a été plusieurs fois appelée au cours de ses cliniques, sur une variété particulière de coxalgie, dénommée par lui « pseudo-coxalgie de croissance ». Comme cette dénomination l’indique, il s’agit d’un ensemble de signes rappelant le début de la coxalgie vraie ou coxo-tuberculose, et alors qu’une guérison rapide et définitive de la coxalgie permet d'écarter ce dernier diagnostic. |

Nous avons réuni quinze observations de pseudo-coxalgie, paraissant se rattacher très nettement à la croissance. L’âge moyen des sujets atteints était de onze ans. Huit fois il s'agissait de petits garçons, sept fois de petites filles. L’articulation coxo-fémorale droite était prise cinq fois, la gauche six fois (dans quatre observations, le côté n’est pas indiqué). La durée de la maladie a été, en moyenne, d'un mois et demi, mais ce chiffre n’a qu’une valeur relative, car dans plusieurs observations, les malades ayant

été traités pour une coxalgie vraie et immobilisés, par

exemple, dans un bandage silicaté pendant plusieurs mois, il est fort probable que la guérison était complète lorsque

RS l'appareil a été enlevé et lorsqu'on a alors constaté l’intégrité absolue de l’articulation malade.

Les signes de cette pseudo-coxalgie de croissance sont les mêmes que ceux de la coxalgie vraie. On doit cependant soupçonner la pseudo-coxalgie lorsque la déformation du membre est rapidement tres marquée avec contractures, lorsque l’affection a eu un début plus ou moins aigu sans fièvre, sans gonflement, sans tuméfaction locale, etc., et alors que chez un jeune sujet indemne de toute tare pathologique, l’état général est resté ce qu’il était auparavant.

Ce diagnostic deviendra encore plus.probable si l'enfant présente ou a présenté d’autres manifestations ostéalgiques, devant également se rattacher à la croissance. Il s’agit très probablement dans cette forme de pseudocoxalgie d’une congestion ostéo-articulaire, d’une hyperémie passagère des extrémités osseuses, toutes lésions. assez mal connues dans leurs manifestations anatomiques, mais, ainsi que le fait remarquer M. le professeur Poncet, dans le Traité de chirurgie, devant être rattachées à la croissance et méritant bien le nom d’ostéo-arthralgies de développement. Si l’on tient compte, pour l'articulation de la hanche, des rapports de la synoviale avec le bulbe osseux de l’extrémité supérieure du fémur, comme le montre la figure 1, on comprend que l’ostéalgie devienne l'ostéo-arthralgie et qu'on ait ainsi tous les signes d’une arthrite coxo-fémorale.

On ne confondra pas l'ostéalgie de croissance avec la coxalgie hystérique qu’excluent à peu près complètement l’âge et Le sexe du sujet, et pas davantage avec la paralysie douloureuse des jeunes enfants que l’on ne rencontre

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guère, du reste, que du côté du membre supérieur et qui s’accompagne de flaccidité, de relächement des muscles et d’une sorte de paralysie apparente.

Le pronostic est naturellement bénin, il découle de la nature même de l'affection.

Quant au traitement, il doit être le repos, une immobilisation relative, en un mot, comme le diagnostic ne saurait être la plupart du temps affirmé, mais simplement soupçonné, celui de la coxalgie vraie. Suivant la remarque de M. le professeur Poncet, il vaut mieux, au point de vue thérapeutique croire à une coxalgie vraie qu’à une pseudo-coxalgie et, dès lors, pécher plutôt par excès de précautions que par défaut.

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Vu:

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