INTRODUCTION
Pendant que nous remplissions les fonctions d’externe à l’Hôtel- Dieu, dans le service de M. le professeur Poncet, nous avons été témoin de plusieurs formes légères d’ostéomyélite de l’adolescence, affectant telle ou telle partie du squelette. À propos de ces formes ostéomyélitiques plus ou moins atténuées nous avons entendu M. le professeur Poncet parler de la fièvre, des douleurs de croissance que l’on observe de temps à autre chez de jeunes sujets, pendant la période de développement. Il citait à ce propos, en commentant son article de chirurgie sur la fièvre de croissance !, des observations tres intéressantes dans lesquelles des erreurs de diagnostic avaient été commises, et alors qu’au point de vue pathogénique, on pouvait encore discuter sur la nature des lésions. Mais quels que soient le mécanisme et la cause intime des ostéalgies de croissance, il n’en est pas moins vrai qu’on les observe
-4 S. Duplay et P. Reclus, Traité de chirurgie, art, Fièvre DE CROISSANCE, t. Il, p. 710, 2me édition,
PQ ES de temps à autre, qu’elles peuvent donner le change et qu’il importe de les reconnaître. Le diagnostic peut en être difficile, tout au moins comporter un point d’interrogation suivant les extrémités osseuses frappées, et c’est ainsi qu’à la hanche, par exemple, on peut hésiter longtemps entre une ostéalgie de croissance et une véritable coxalgie. |
Dans l’article que nous avons cité plus haut, M. le professeur Poncet s’exprime ainsi ‘ :
« À quel signe reconnaîtra-t-on la fièvre de croissance? A des accès fébriles de types variés, pouvons-nous répondre, avec douleurs juxta-épiphysaires et accroissement rapide de la taille. Cette trilogie symptomatique permettra le plus souvent d'établir le diagnostic. »
« Nous avons assez souvent constaté, chez des enfants, des douleurs de croissance sans fièvre. Ce diagnostic nous à paru très simple, surtout lorsque les douleurs ont pour siège Les os longs, lorsqu'elles sont passagères, surverant aujourd’hui pour s’en aller demain, ou reparaissant à divers intervalles pour disparaître, comme elles ont apparu. Il est telles circonstances où la douleur se localise sur une ou plusieurs extrémités osseuses, elle dure depuis plusieurs jours, elle occupe l'articulation de la hanche, par exemple, et constitue la seule manifesta-
tion pathologique sur laquelle l’attention sait éveillée,
1 Poncet, Loc, cit., p. 719.
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