DIAGNOSTIC
Les douleurs dans la fosse iliaque, l’impotence fonctionnelle du membre inférieur, son attitude vicieuse en flexion, l’empâtement iliaque, la sensation d’une collection, le signe de Gangolphe, l’état infectieux général, enfin la ponction exploratrice et l'examen du pus doivent suffire à affirmer la psoïtis.
Mais il existe un certain nombre d’affections qui peuvent . sinuler une suppuration du psoas ou encore se compliquer secondairement de psoîïtis. Il faut donc éliminer la possibilité de toute infection du voisinage pour être sûr qu’il s’agit bien d’une psoïtis primitive.
L’arthrite aiguë de la hanche prête parfois à confusion. Mais elle se caractérise par un début brusque, par des signes généraux plus graves. La douleur à la pression siège au-dessous de l’arcade de Fallope. Les mouvements du membre inférieur sont impossibles par suite de fixité absolue de la hanche, tandis que dans la psoïtis il existe une intégrité fonctionnelle relative. Enfin, la radiographie, révélant l’existence des lésions osseuses, confirme l’arthrite.
La coxalgie s'accompagne longtemps d’un bon état général. Les mouvements de la hanche sont impossibles par suite d'atteinte de l'articulation, et il n’y a pas de tuméfaction de la fosse iliaque. À la radiographie, on constate des lésions osseuses.
L'appendicite présente une douleur à la pression au niveau du point de Mac-Burney. Elle est accompagnée de troubles digestifs et de signes de réaction péritonéale.
L’abcès froid ossifluent a une évolution lente et des signes fonctionnels peu marqués. L'examen clinique et radiologique permet de découvrir un mal de Pott.