‹ Psoitis Aigues Primitives ou EssentiellesChapitre 16 sur 21 · RS · texte numérisé non relu

RS

L'abcès périnéphritique, surtout chez l'enfant, peut faire penser à une psoitis haut située, mais l’état fonctionnel du membre est intégral.

L'adénopathie iliaque forme une tuméfaction profonde et peut simuler la tuméfaction de la psoïtis. Elle donne naissance à des attitudes vicieuses, mais celles-ci sont facilement corrigées. Elle peut souvent donner la psoïtis secondairement.

Après avoir éliminé toutes ces différentes maladies, il s’agit encore de savoir si la psoïtis est primitive. On recherche donc attentivement, par des moyens cliniques et à l’aide du laboratoire, toute lésion possible du voisinage. Mais les erreurs de diagnostic sont toujours possibles, surtout dans le cas d’appendicite rétro-cæcale.

L’exploration du pus permet parfois d'éclairer l’origine de la psoïtis. S'il est fétide, on peut conclure à une origine appendiculaire. Un pus couleur gelée de groseille caractérise les suppurations d’origine osseuse ou musculaire. Le pus qu’on rencontre dans les psoïtis primitives est louable, jaune verdâtre.

L'examen systématique du sang pourra donner des indications intéressantes. La modification de la formule leucocytaire permet d'affirmer une infection aiguë.

L'examen radiographique permet de rechercher toute cause osseuse primitive. Mais il faut prendre plusieurs .clichés et à différents stades de la maladie, parce que les altérations osseuses sont souvent tardives.

On peut donc affirmer le diagnostic de psoïtis primitive si l’on n'a pas trouvé aucune lésion du voisinage et si « lincision produit une guérison rapide, ce qui prouve que le squelette était indemne de la moindre lésion » (RoL- LAND).

et VS

Page 1