‹ Psoitis Aigues Primitives ou EssentiellesChapitre 8 sur 21 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

OBSERVATION I (inédite)

Service de chirurgie orthopédique (P' FROELICH)

K... Gaston, 35 ans, de Luxembourg, se présente le 30 septembre 1935 dans le service du Professeur FROELICH, avec une hanche droite fléchie à angle droit sur l'abdomen, très douloureuse à manipuler. On ne peut pas palper la fosse iliaque droite. Le sujet est très anémié, il a- de l’anorexie. La température est de 8805;

À l’interrogatoire, on apprend que l'affection dure depuis trente jours. Le sujet était à Juan-les-Pins, où il était piqué par un cousin ou une mouche, à la suite de quoi un petit clou, une éruption généralisée et des petits boutons suppurés dans le dos se sont produits. Depuis quinze jours, il ne peut plus marcher. A la radiographie, il semble qu’il y a quelque peu d’inégalité des contours de la tête fémorale. On pense à un ostéophiegmon de l’articulation coxo-fémorale.

On fait une réduction forcée sous l’anesthésie générale et on met le membre dans un plâtre pendant trois jours. On enlève le plâtre, car le malade ne le supporte pas et on le remplace par une traction continue.

On constate alors qu’il existe, dans la fosse iliaque droite, une tumeur dans la loge du psoas iliaque.

5 octobre. Phénomènes de péritonite. Douleur violente à droite et vomissement de bile.

7 octobre. M. CORRET fait l'intervention sous anesthésie générale. Il ouvre un abcès qui renferme une grande quantité de pus à Staphylocoques. Drainage. La fièvre tombe .

15 novembre. Le malade n’a plus de flèvre, la fistule donne du pus en quantité insignifiante. Il rentre chez lui en ambulance. 1e" janvier 1936. Guérison complète, La flexion est jusqu’à l’an-

gie droit, l’extension est un peu diminuée, Il persiste peu de boiterie.

Juillet 1936. Guérison complète. Etat général très bon. Il va à la mer.

OBSERVATION II (inédite) Service de chirurgie orthopédique (P' FROELICH)

E.. F, garçon de 9 ans, entre dans le service de M. le Professeur FROELICH, le 6 novembre 1936. Il se plaint de douleurs dans la fosse iliaque droite et ne peut plus marcher depuis quatre jours .La température est de 38°.

À l'interrogatoire, on apprend qu'il a reçu un coup de pied il y a six jours, dans la fosse iliaque droite.

Le 7 novembre, on pratique l'intervention. On ouvre un abcès renfermant du pus abondant, d’allure plutôt ostéo-myélitique.

Le 27 novembre. Le pus coule encore. La radiographie du bassin est entièrement négative.

Le 31 novembre. La cicatrisation est complète. Le résultat fonctionnel très bon.

OBSERVATION III (résumée) (Zentralblatt für Chirurgie. Budapest, 20 februar 1937) Benû RaAcz

Un lycéen, B... P., 18 ans, pendant un canotage, est tombé sur le dos dans le fond du canot. Il ressent tout de suite une douleur dans la fosse iliaque gauche: Pendant quelques jours, ces do leurs vont en s’accentuant, jusqu’à ce qu’il ne peut plus marcher. La fièvre apparaît. |

A l'examen, on voit sa cuisse en flexion et rotation externe, très difficile à manipuler. Il présente des amygdales injectées. La radiographie montre l'articulation du bassin intacte. Sous l’anesthésie à l’éther on pratique l'intervention. On trouve un abcès dans le psoas, qui donne issue à 100 cc de pus bien lié. Deux semaines plus tard, la plaie est complètement cicatrisée et on peut pratiquer l’extirpation des amygdales. | |

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OBSERVATION IV (FIGARELLA)

G..., garçon de 9 ans. Psoîïtis droite. Flexion seule. Peu de température. Tuméfaction douloureuse dans la fosse iliaque, perceptible par le toucher rectal. Incision (pus hématique) au-dessus de

l’arcade. Guérison parfaite.

OBSERVATION V (résumée) (SALMON. Rapport de LEVEUF)

Une fille de 10 ans entre dans le service de M. SALMON pour douleurs au niveau de la fosse iliaque gauche. La cuisse est en flexion, en rotation externe et en légère adduction. On sent une tuméfaction mal limitée et douloureuse dans la fosse iliaque. La température est de 37° le matin et 38° le soir. On la traite par le propidon et des compresses chaudes. Huit jours après son entrée à l'hôpital, elle présente brusquement des signes d’irritation du péritcine. On intervient et on pratique un large drainage de la cavité péritonéale. Les suites opératoires sont bonnes lorsque, dix jours après l'enlèvement des drains, une hémorragie très abondante, par la plaie, survient. Par suite de l’intervention immédiate, on arrive à sauver la malade. Deux mois plus tard, quand on croyait l’enfant guérie, la fièvre s’allume de nouveau, la cuisse se fléchie, la radio montre des altérations de la tête du fémur et de l'interligne circulaire. On pratique l'extension continue, qui fait cesser les phénomènes de l’arthrite coxo-fémorale, mais laisse une raideur de la hanche.

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