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HISTORIQUE

Les Suppurations du muscle psoas étaient déjà connues au XvIiI* siècle. Guillaume de la MOTTE (1771) décrit, dans son « Fraité complet de chirurgie », quelques cas d’abcès intrapsoïtique. Il attire l'attention sur le fait que le malade a toujours la cuisse fléchie sur le bassin (signe de de la Motte), il donne à cette affection le nom de psoïte et il pratique l’ouverture de l’abcès.

Au cours du xix° siècle, toute une série d'observations, dans lesquelles les auteurs signalent les suppurations du muscle psoas, sont publiées. Les uns rapportent des cas de psoïtis au cours des maladies infectieuses, les autres signalent la coexistence des psoïtis avec des suppurations voisines. |

GANGOLPHE (1894) signale la fréquence des psoitis au. cours des inflammations appendiculaires. Il explique leur origine par la propagation de la suppuration de l’appendice à la gaine iliaque. Il attire l’attention sur la gravité des complications, notamment l’arthrite coxo-fémorale, qu'il considère comme mortelle. II étudie le traitement de la psoitis et, pour assurer un bon drainage, il pratique même la ‘ trépanation du bassin.

Puis paraissent encore de nombreuses observations et aiticles sur des psoïtis secondaires (GUIBAL, DELORE, SOU- LAYROL), mais ces auteurs n’expliquent pas pourquoi le muscle psoas est atteint plus particulièrement que les autres muscles et ils ne connaissent presque pas Îles suppurations primitives du psoas.

C'est FLOURENS dans sa thèse (1925) qui mentionne

LMP

l'existence de certains cas de psoïtis primitive, très rare

d’ailleurs.

PouceL, en 1929, discute dans Marseille Médical la question des psoïtis. Il explique leur pathogénie par la propagation de l'infection par la voie lymphatique. Cette hypothèse explique non seulement les psoïtis secondaires, mais aussi les primitives : les microbes qui pénètrent soit du

dehors par des excoriations superficielles, soit d’une infection intérieure lointaine, gagnent par voie lymphatique les ganglions du psoas. Cette adénite intra-musculaire est sui-

vie d’une myosite.

GABos, en 1930, parle des psoïtis primitives, qu’il faut diagnostiquer comme telles, après avoir éliminé toute cause possible d'infection de voisinage. INGELRANS et MINNE rapportent onze observations de psoïtis primitives, chez des enfants et des adolescents. LOMBARD publie, en 1930, quatre cas de psoïtis primitive chez des nourrissons et jeunes enfants. CHABAUD, en 1932, publie deux cas de psoïtis pri-

mitive en pathologie tropicale.

RoLLAND en 1934: trois observations. POPESCU et PODÉ-

ANU, sept observations. Ben RACZ: une observation.

M. le Professeur FROELICH observe dans son service, en 1935-1936, deux cas de psoïtis primitive, chez un enfant de 10 ans et l’autre de 35 ans. Ces observations avec quel-

ques autres nous les reproduisons dans la suite.

AE à LD

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