‹ Psukè; dialogue pour le théatre en un acte et neuf scènes. FrontChapitre 4 sur 71 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

M"* d'Auvilliers entre par la droite, suivie d'Irène, Joséphin (livrée noire, culotte et bas) s'effaçant devant un battant de la porte grand'ouverte. Ces dames sont en toilette de représentation théâtrale d'apparat, en cheveux, décolletées, bijoux. Sur leurs épaules, des sorties de bal luxueuses.

M"» D'AUVILLIERS, faisant tomber son manteau sur les bras de Joséphin.

Prenez cette guérite, Joséphin. Débarrassez aussi Madame Irène. Votre maître nous a mises en voiture et a préféré revenir du théâtre à pied, (ironique, regardant Irène) PoUF prendre l'air... est-il pas vrai, Irène?

IRÈNE, avec humeur.

Mais non ! pour jouir plus longtemps de sa récente passion, de sa Diana Pralaire. Vous avez vu comme il l'acclamait. Toute la salle s'en gaudissait. Cela eût fait scandale s'il

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n'était désormais bien porté et glorieux de se manifester en amant ou convoiteur d'une femme célèbre, surtout quand elle est, comme celle-là, absurde, énergique et belle.

M"^* d'auvilliers.

Bah l c'est comme le tendre des femmes pour les hommes en vue.

Elles s'asseyent dans les fauteuils à gauche. Joséphin se retire,

M""* d'auvilliers^ nonchalante, renversée, les jambes tendues, les pieds visibles.

Ah! c'est bon la détente après quatre heures de théâtre symbolique et de pose mondaine dans une avant-scène ! Puisque nous voici seules pour quelques instants, prenons les attitudes peu convenables chères à la paresse. (Riant) Que je voudrais dégrafer mon corset hygiénique, celui « qui moule sans comprimer , qui réprime les forts, soutient les faibles, remplace les absents, ramène les égarés », comme proclament les mystificatrices faiseuses !

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