‹ PsychéChapitre 17 sur 128 · PS1CH · texte numérisé non relu

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de me consoler quand je ne vous seray

plus un BUJel de larmes. Dctaitcs-vous de

cciic Psiché sans qui rostre vieillesse serait

heureuse; soulliez que le Ciel punisse une ingrate pour qui vous n'avez eu que trop de tendresse, et qui vous recompense si mal des inquiétudes et des soins que son enfance vous a donne/. »

l .nulis que Psiché parloit à son père de ceite sorte, le vieillard la regardoii en pleurant, et ne luy répondoil que par des soupirs; mais ce n'estoii rien à comparaison du desespoir où estoil la mère. Quelquesfois elle COUroil par les temple, toute échevelée; d'autres fois elle s'emporioii en

blasphèmes contre Venus; puis, tenant m fille embrassée, protestoit de mourir plûtost que de souffrir qu'on la lui ostast pour l'abandonner à un monstre. Il falut pourtant obéir.

En ce temps-là les oracles estoient mais-

très de toutes choses; on COUroit au-devant de son malheur propre, de crainte qu'ils ne tussent trouve/, meilleurs, tant la superstition avoit de pouvoir sur les premiers hommes! La difficulté n'eStOÎt donc plus que

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