SCÈNE II
Les Mêmes, LE ROI, DAFNÉ, BÉRÉNICE, P uu PSYCHÉ.
le noi.
Amis, calmez vos craintes;
Faites taire un moment vos soupirs et vos plaintes!
PSYCHÉ
Comme vous en ces lieux.
Nous venons humblement demander grâce aux dieux ;
Et mes filles bien-aimées Vont au pied des autels déposer soUs vos yeux Leurs offrandes parfumées.
(Psyché parait suivie de deux jeunes Mies ponant des corbeilles pleines de fleurs. La foule, à sa vue, s’écarte avec respect.) ' •
LE CHOEUR
Vénus pour nous descend descieux!
O prodige !... ô bonté suprême!...
C'est Vénus, Vénus elle-même,
Qui daigne apparaître à nos yeux !
BÉRÉNICE, bas à Dafnc.
Entendez-vous !...
DAFNÉ, avec dépit.
Ah! quel blasphème!
La voilà mise au rang des dieux !...
(On s empresse autour de Psyché étonnée. On baise les plis de son manteau, on sème les fleurs sous ses pas. )
PSYCHÉ
Qui? moi, Vénus ! — Non, non ! Hélas ! — je le confesse, Je ne suis pas la déesse.
(Se penchant vers les jeunes filles prosternées à ses pieds.)
Gardez vos présents,
Gardez votre encens,
Psyché n’est, comme vous, qu’une simple mortelle.
LE CHOEUR
Que dit-elle?
Vénus, pourtant, n’est pas plus belle!
PSYCHÉ
.Pour apaiser le céleste courroux,
Psyché vient prier avec vous.