‹ Psyche operacomique en trois actesChapitre 27 sur 64 · LE CHOEUR DES NYMPHES · texte numérisé non relu

LE CHOEUR DES NYMPHES

Psyché, «ois sans crainte !

Marche d’un cœur libre et sans vain effroi Vers la douce étreinte D'un époux qui t’aime et se donne à toi!

(Lot Nymphes së cachent derrière les arbres. Psyché parait au fond.)

PSYCHÉ

PSYCHÉ

Qui me parle? où suis-je?

O divin prodige !

Un chant mélodieux a traversé les airs !...

Je rouvre la paupière et renais à la vie !

Je me lève, et d’un chœur invisible suivie,

Je marche en ces jardins déserts!

LE CHOEUR, caclic.

Psyché, sois sans crainte!

Marche d’un cœur libre et sans vain effroi Vers la douce étreinte D’un époux qui t’aime et se donne à toi !

PSYCHÉ

Un époux? quel est* il ? j’ai peine à vous comprendre ! Parlez !...

(Elle écoute, le cliœur se tait.) Ces douces voix ne se font plus entendre !

Ah l malgré moi,

J’ai peur, je croi !

Un époux ! je tremble,

Et je ris tout ensemble.

• Est-ce de frayeur

Que bat mon cœur?

En vain je l’écoute Et le sens bondir;

11 bat... mais je doute Si c’est de crainte ou de plaisir.

Le soleil me caresse ;

L’air m’enivre... et je sens Une profonde ivresse Pénétrer tous mes sens...

Ah! malgré moi,

J’ai peur, je croi !

Un époux ! je tremble,

Et je ris tout ensemble.

Page 1