LES CÈDRES
Notre ombre qui t'embaume, ô belle reine en pleurs!
Nos fronts chargés d'oiseaux, nos p|eds couverts de fleurs.
Des yents en nos rameaux la mélodie errante ,
La calme ascension de la sève odorante.
Et l'aurore couvrant nos feuilles de saphirs, .
Nous échangerions tout contre un de ces désirs!
Il est donc quelque part un dieu, puisque tu l^aimeSi
Qui dépasse, ô Psyché ! tes beautés eUes-mêmes; Un être plus puissant^ qui verse autour de soi Plus de grâce et de vie, et plus d'amour que toi!
La teiTe f appartient, et chaque homme t'adore ; Toi qui peux concevoir plus de bonheur encore, Qui rêves d*un soleil à nous autres voilé.
Tu te plains du désir qui te Ta révélé!