‹ Psyché: poëme (volume 2)Chapitre 17 sur 68 · LES CÈDRES · texte numérisé non relu

LES CÈDRES

Notre ombre qui t'embaume, ô belle reine en pleurs!

Nos fronts chargés d'oiseaux, nos p|eds couverts de fleurs.

Des yents en nos rameaux la mélodie errante ,

La calme ascension de la sève odorante.

Et l'aurore couvrant nos feuilles de saphirs, .

Nous échangerions tout contre un de ces désirs!

Il est donc quelque part un dieu, puisque tu l^aimeSi

Qui dépasse, ô Psyché ! tes beautés eUes-mêmes; Un être plus puissant^ qui verse autour de soi Plus de grâce et de vie, et plus d'amour que toi!

La teiTe f appartient, et chaque homme t'adore ; Toi qui peux concevoir plus de bonheur encore, Qui rêves d*un soleil à nous autres voilé.

Tu te plains du désir qui te Ta révélé!

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