ÉPODE II
« D'un grand peuple, 6 guerriers, comblant la longue attente. Dans la ville il est doux de rentrer triomphants.
Et portant sur le dos la dépouille éclatante^ Prix dont Thomme de cœur enrichit ses enfants. Vêtus de rol>es d'or par les vierges filées^ A d'éternels- banquets tous irez vous asseoir; Les Muses reviendront à vos fêtes ^lêlées...
Trouvez donc ce pays révélé par l'espoir ! )i
STROPOT m.
Cest ainsi qu'ils voguaient à la yoix du poête^
Les sublimes ambitieux^ Ces honunes qui rêvaient^ pour dernière conquête^
D'entrer tout armés dans les cieux« La lyre conjurait les périls du voyage,
Et les ennuis et les lenteurs.
Le calme, plus funeste, et plus craint que l'orage
Par ces hardis navigateurs.
En vain la nuit les trompe, et le vent les retarde ;
Le vaisseau changeant d'horizon.
Aux monstres indomptés qui l'avaient sous leur garde
Reprend la divine toisoQ^
ÀNTISTHOPHB UU
Vous n'êtes pas au bout des épreuves fatales.
Pilotes, jouets du destin !
Vous n'avez pas encor dans vos cités natales
Mis à l'abri votre butin.
Le retour n'est pas sûr ; les mers les plus sereines
Cachent des écueils aux vainqueurs :
C'est 111e de Circé, c'est l'antre des Syrènes;
Leur chanson va tenter vos cœurs!
Déjà vous leur cédez... mais la lyre d'Orphée
Parle daos sa prudente main ;
Des lâches dëilés la voix est élouffëe.
Le vaisseau poursuit son chemin.
ÉPODE m.
Il touche au port ; en lui la paix et l'abondance. De Fantique âge d'or le charme est revenu.
Sur le. pont égayé par le chant et la danse.
Chaque homme participe au trésor inconnu.
Des ailes tout à coup s'ouvrent avec tes voiles, navire! à la mer adressant tes adieux.
Tu vas, là-haut, briller au milieu des étoiles. Et tous tes matelots passent au rang des dieux.