‹ Psyché: poëmeChapitre 24 sur 52 · STROPHE · texte numérisé non relu

STROPHE

Emportez le fils de Cybèle Sur rida, dans un anlre vert ; Cachez sa royauté nouvelle Dans le sein fécond du désert !

Dépouillez vite, ô Gorybantes, La pourpre des robes tombantes^

Dansez sur un mode effréné I Que la terre de sang rougie Trompe par une sainte orgie Les yeux de l'Olympe étonné î Tambours, cymbales et cantiques.

Etouffez sous tos bruits mystiques Les cris du dieu qui nous est né !

antistrophe.

Assis sous un ciel taciturne,

La mort et l'ennui sur le front.

Là-haut, veille le noir Saturne,

Dans la peur de ceux qui naîtront.

Sa vieillesse au trône obstinée

Croit éluder la destinée

Qui nous promet un roi plus doux ;

Aveugle en sa faim parricide,

11 fait, auprès d'un berceau vide.

Crier dans ses dents les cailloux ;

Et sur chaque mère féconde.

Sur chaque enfant qui vient au monde,

11 darde un œil sombre et jaloux.

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