‹ Psyché: poëmeChapitre 30 sur 52 · ÉPODE II · texte numérisé non relu

ÉPODE II

a D'un grand peuple, ô guerriers, comblant la longue attente. Dans la ville il est doux de rentrer triomphants,

Et portant sur le dos la dépouille édatanle^ Prix dont Thomme de cœur enrichit ses enfants. Vêtus de robes d'or par les vierges filées^ A d'étemels banquets vous irez vous asseoir ; Les Muses reviendront à vos fêtes mêlées...

Trouvez donc ce pays révélé par Tespoir ! »

STROPH^ m.

Cest ainsi qu'ils voguaient à la voix du poëte.

Les sublimes ambitieux^ Ces hommes qui rêvaient^ pour dernière conquête,

D'entrer tout armés dans les deux.

La lyre conjurait les périls du voyage.

Et les ennuis et les lenteurs.

Le calme, plus funeste, et plus craint que l'orage

Par ces hardis navigateurs.

En vain la nuit les tronf^pe, et le.veqt les retarde i

Le vaisseau chafigeant d'horizon.

Aux monstres indomptés qui Ta valent sous leur gar4e

Reprend la divine toispq,

ANTISTHOPHE IIU

Vous n'êtes pas au bout des épreuves fatale*,

Pilotes, jouets du destin !

Vous n'avez pas encor dans vos cités natales

Mis à l'abri votre butin.

Le retour n'est pas sûr; les mers les plus sereines*

Cachent des écueils aux vainqueurs :

C'est nie de Circé, c'est l'antre des Syrènes;

Leur chanson va tenter vos cœurs !

Déjà vous leur cédez... mais la lyre d'Orphée

Parle dans sa prudente main;

Des lâches déités la voix est éloufTëc^ Le vaisseau poursuit son cheaiin.

EPODE ui.

Il touche au port ; en lui la paix et l'abondance. De Fantique âge d'or le charme est revenu.

Sur le pont égayé par îe chant et la danse.

Chaque homme participe au trésor inconnu.

Des ailes tout à coup s'ouvrent avec tes voiles, navke! à la mer adressant tes adieux.

Tu vas, là-haut, briller au milieu des étoiles. Et tous tes matelots passent aii rang des dieux.

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