C. Le Cerveau moyen
A la région du cerveau moyen appartiennent de chaque côté quatre ganglions, à savoir : 1° une moitié des tubercules quadrijumeaux supérieurs; 2° une moitié des tubercules inférieurs; 5" les corps genouillés interne et externe. Chez les mammifères il faudrait dire corps genouillés supérieur et inférieur [Foret).
Fig. 38.
Coape transversale horizontale du cerveau de chien, la moitié droite dans des couches plus basilaires que la gauche. Fr Lobe frontal. P Lobe pariétal, occ. Lobe occipital. F.r. Corps calleux. S Septum. F Pilier ascendant, a Racine antérieure de la couche optique. A'c Noyau caudé. T/i Couche optique, a sa face médiane à côté de la substance grise du troisième ventricule, on voit des faisceaux dans l'Habenula et à l'extérieur de lui qui passent dans l'entrecroisement de la commissure postérieure en avant d'un fragment de la glande pinéale et qui s'unissent au bord interne du stratum zonale. Le plexus choroïdien est arraché, ge Corps genouillé exterme. //Tractus opticus, Bs Bi Tubercules quadrijumeaux. Br Bras du tubercule supérieur, c Faisceau transversal dans le toit de l'Aqueduc se terminant dans la commissure postérieure. Aq Aqueduc de Sylvius.
SURFACE DU CERVEAU. lOo
Les deux masses des tubercules quadrijumeaux s'unissent d'une part avec les hémisphères, de l'autre avec la rétine, l'analogue du bulbe olfactif. Mais, tandis que l'union du bulbe avec l'écorce hémisphérique est immédiate, la rétine s'unit d'abord avec les tubercules quadrijumeaux. De la rétine, les faisceaux des bandelettes optiques arrivent dans les ganglions intermédiaires qui s'unissent à l'écorce de l'encéphale par une partie des bras des tuberbules quadrijumeaux.
1. Unions avec le trac tus opticus. L'union du tractus opticus avec le corps genouillé externe est évident (fig. 26, 50, 52, 58). Ce ganglion ne forme pas une masse arrondie, mais se constitue de feuillets de substance grise qui alternent avec des masses blanches. Le corps genouillé externe se compose proprement d'une membrane grise pliée qui n'est pas étendue comme la substance grise de la rétine, mais enfermée dans une capsule blanche. Les fibres de la capsule ne sont nullement en connexion avec les cellules du corps genouillé. Le tubercule quadrijumeau supérieur s'unit au corps genouillé externe par des faisceaux, qui, dans la tige cérébrale de l'homme, en qualité de partie postérieure du bras du tubercule supérieur, et surtout en qualité de son bord postérieur, sont recouverts par le pulvinar.
Ces mêmes faisceaux, chez les mammifères, dont le pulvinar est peu développé, sont d'autant plus libres à la surface que, ici, le corps genouillé externe siège sur la couche optique {Forel). Ces fibres d'union du corps genouillé externe pour le tubercule quadrijumeau supérieur passent sous la couche superticielle de neuroglie qui, chez les mammifères, à cause de l'abondance typique de substance grise fondamentale est dans la fig. 59 très considérable en comparaison du cerveau humain (fig. 59, R. couche corticale, Forel). Les faisceaux genouillés — fascicidi bigemino-geniculares — du tubercule quadrijumeau supérieur entourent des deux côtés ce ganglion ovale qui, en avant, est aplati à cause de son siège sur le ruban de Reil. Sur une coupe transversale, ce ganglion représente donc une lentille plan-convexe. Les axes du tubercule quadrijumeau supérieur se coupent donc en arrière et divergent en avant, laissant libre la commissure postérieure (fig. 17). Par comparaison avec les rubans de
FiG. 39.
Reil qui vont transversalement, les faisceaux genouillés pour le tubercule supérieur, qui pénètrent le long de son bord tout à fait supérieur, se doivent désigner comme faisceaux longitudinaux (fig. 59). Ceci s'applique, au sens le plus étroit, aux faisceaux courant au bord interne du ganglion.
Les tubercules quadrijumeaux s'unissent aussi avec le corps genouillé interne qui : j° se relie au tubercule supérieur par un lien visible à la surface; 2° au tubercule inférieur par des faisceaux qui le parcourent, parle bras du tubercule quadrijumeau inférieur.
L'expansion du tractus opticus dans le corps genouillé interne paraît prendre sa route par le discus lentiformis (Stilling) avec lequel se relie le tractus opticus. Le discus lentiformis s'unit, en arrière, au bras du tubercule quadrijumeau inférieur, par une formation médullaire en forme de racine qui est placée sur des coupes sagitalles de la couche optique, en avant, et sur des coupes frontales en dedans de la couche optique. Sans doute, on ne peut nier que le corps genouillé interne ne ménage des connexions du bras du tubercule inférieur avec le tubercule quadrijumeau supérieur. Mais, tout au moins, ses relations avec le tubercule inférieur ne sont pas moins fortes, de telle sorte que, grâce au discus lentiformis, le tractus optique parait réellement uni au tubercule quadrijumeau inférieur. La position transversale des faisceaux qui entourent le ganglion du tubercule quadri-
p-.«S8ffiB^ ig.
Coupe oblique du cerveau de lion. (Chlorure d'or et de potassium). Qu.s. Corps quadrijumeau supérieur. R Substance grise qui le tapisse. Qu.i. Coupe oblique du corps quadrijumeau inférieur. Rd Faisceau radié du tubercule quadrijumeau dans le recouvrement gris de l'Aqueduc. L Formation du Lemniscus. {La flèche du L supérieur devrait montrer l'entrecroisement.) A Aqueduc de sylvius. Rph Raphé. P Pied du pédoncule. Tg. Calotte.
SURFACK DU CERVEAU. 107
jumeau inférieur, ne permet pas de distinguer, entre eux, les libres médiates arrivant de la rétine et les faisceaux hémisphériques du bras du tubercule quadrijumeau inférieur, comme cela est possible, grâce au cours longitudinal des fibres optiques pour le tubercule quadrijumeau supérieur.
Que les faisceaux internes du tractus optique s'unissent directement au corps genouillé interne, comme un examen superficiel pourrait le faire croire à cause des rapports, c'est là un fait non prouvé encore par des recherches délicates.
Il est bon de distinguer un quadruple rayonnement du nerf optique et des bandelettes : 1" L'antérieur dans le ganglion basai. Celui-ci s'unit encore par des faisceaux ascendants avec d'autres régions de la substance grise du ventricule; 2° le rayonnement supérieur dans le discus lenûformis placé au-dessus du corps genouillé. Ce discus semble s'unir avec des fibres du faisceau longitudinal postérieur (?j ; 3" le prolongement externe dans le corps genouillé externe; 4° le rayonnement interne dans la couche optique. Celui-ci contribue à la formation de la capsule du thalamus en dedans et en avant du corps genouillé externe et, semblable aux faisceaux de la couronne rayonnante, pénètre en avant du pulvinar dans la couche optique. Que ces fibres, après leur interruption dans la couche optique se prolongent vers les tubercules quadrijumeaux, c'est un fait non démontrable.
2. Les connexions des tubercules quadrijumeaux avec l'écorce cérébrale sont importantes et de deux sortes :
a) Les tubercules quadrijumeaux reçoivent des fibres rayonnantes directes de l'écorce (segment supérieur de son système de projection). Les fibres radiées pour le tubercule quadrijumeau supérieur, parcourent la voie du bras du tubercule supérieur dont elles forment les couches antérieures les plus profondes, couches recouvertes par l'union du bras du tubercule supérieur avec le corps genouillé externe (fig. 58 à gauche entre T et CaP).
Le bras du tubercule quadrijumeau supérieur recouvre les corps
genouillés et une portion cunéiforme du thalamus logée entre ceux-là : Cuneus Thalamiei optici inter genicularis.
Les faisceaux du brachium corporis bigemini inferius unissent l'écorce au tubercule quadrijumeau inférieur.
b) Les tubercules quadrijumeaux supérieurs et inférieurs reçoivent encore des fibres indirectes d'association avec l'écorce, car leurs annexes ganglionnaires, les corps genouillés, reçoivent des fibres rayonnantes de l'écorce. Les fibres radiées corticales qui pénètrent dans le corps genouillé interne peuvent aussi arriver dans le tubercule quadrijumeau supérieur car, on Fa dit plus haut, ces deux ganglions ont des liens médullaires. Une forte masse blanche qui rayonne vers le corps genouillé externe, établit entre ce ganglion et l'écorce des connexions. Or, cette masse rayonnante passant à la face externe de la couche optique, elle participe à la formation de la couche grillagée du thalamus (fig. 52, au-dessus de Ge).
Les tubercules quadrijumeaux sont peut-être reliés au cervelet par le frenukim de la valvule qui devrait s'appeler pédoncule du cervelet pour les tubercides quadrijumeaux [processus cerebelli ad corpus quadrigeminum).
Les connexions périphériques du tubercule quadrijumeau conduisent : 1° immédiatement dans la substance grise centrale tapissant l'aqueduc; en effet, en rapport avec les masses fibrillaires du tubercule quadrijumeau supérieur et avec sa substance grise se développent des faisceaux délicats, nombreux, radiés, qui, en dehors du ruban de Reil, forment l'image de la structure du tubercule quadrijumeau (préparations au chlorure d'or), puis traversant les couches du ruban de Reil, se laissent suivre jusque dans la paroi grise de l'aqueduc (fig. 59 Rd). La masse de terminaison du tractus optique se lie donc avec la substance grise encéphalo-médullaire, d'où des faisceaux médullaires délicats, qui appartiennent à l'origine du nerf oculo-moteur, dessine un noyau confluent avec le noyau de nerf trochléateur (fig. 59 Rd, 40 III).
2. Les tubercules quadrijumeaux s'unissent médiatement à la substance grise encéphalo-médullaire, car ils donnent une
partie de l'origine de la moelle allongée par l'origine des rubans de Reil(l).Les faisceaux du /emmscws, par les couches profondes des bras des tubercules quadrijumeaux supérieur et inférieur, entrent dans les ganglions. Les premières portions atteignent la ligne médiane, où par un entre-croisement avec le lemniscusdu côté opposé, elles passent dans un stratum plus profond, les der-
FiG. 40.
Th.
Coupe transverse dans le plus long axe du tubercule quadrijumeau supérieur (cerveau humain). Big.s. Tubercule quadrijumeau supérieur. A Aqueduc. Lms. Lemniscus après l'entrecroisement. Bri. Corps genouillé interne et les faisceaux de son bras. Krz.B. Fasciculi anterioris cruciati. Faisceau de l'entrecroisement antérieur. A' Indique le lieu de cet entrecroisement Th. Faisceaux de la couche optique pour la calotte. L Faisceau longitudinal postérieur. T. gris. Substance grise centrale. R III, III. Racine et noyau de l'oculomoteur. 3L.P. Racine de l'oculomoteur et substance perforée postérieure. R. Raphé. P.P. Pied du pédoncule. S. S. Stratum intermedium avec substance de Soemmering. i?. À' Noyau rouge de la calotte.
nières portions forment un cordon triangulaire étalé, à base médiane supérieure qui siège au-dessous du bras antérieur étalé vers le milieu (fig. 56 Br).
Les faisceaux du lemniscus se disposent dans le trajet vers le bas, de telle sorte que dans l'entre-croisement les faisceaux supérieurs sont, pour la plupart, poussés vers le raphé. Le tubercule
(1) Ruban de Reil, en allemand, Schleifenschicht, appelé aussi par les anatomistes allemands, laqueus ou lemniscus. dénomination brève que nous emploierons parfois. Ce sont les faisceaux triangulaires latéraux de l'isthme de Cruveilhier, N. d, T.
dlO
quacirijumeau supérieur montre par transparence des couches concentriques correspondant : 1° à sa couche neuroglie; 2° à une couche de faisceaux verticaux venant du corps genouillé externe ; 5° à la couche entreUicée entre les mêmes faisceaux; 4° à la couche du lemniscus, transversale (fig. 59).
A la face antérieure du lemniscus aboutissent des faisceaux dont l'origine n'est pas claire et dont la participation à l'entrecroisement du ruban de Reil derrière l'aqueduc, est très invraisemblable, car ils trouveraient aussitôt leur entre-croisement devant l'aqueduc.
Ces faisceaux entourent l'aqueduc siégeant en dehors du ruban de Reil parmi lesquels Forel les compte (fasciculi decussationis anticse); ils rendent convexe la circonférence antérieure de l'aqueduc (fig. 40 Krz B) à cause de leur entrelacement avec les faisceaux longitudinaux dans lesquels je reconnais la coupe de la
FiG. 41.
P. Cbl
LP
Coupe transverse par le tubercule quacirijumeau inférieur (cerveau humain). Big.i Tubercule quacirijumeau inférieur. X Passage croisé du bras inférieur dans le ruban. A Aqueduc dont le contour est inutilement festonné et prolongé en avant. L Faisceau longitudinal postérieur. IV. Noyau du pathétique. 4. Racine du même. 3. Racine ascendante de la cinquième paire. P. Cbl. Des. Le pédoncule cérébelleux supérieur à son entre-croisement. Th. Faisceau de calotte venant du thalamus. Lnis. Ruban de Riel. Lj). Substance perforée postérieure. 5. S. Stratum intermedium. P.P. Pied du pédoncule,
commissure poslérieure. Ces faisceaux me paraissent venir des grosses cellules rondes réunies en grappe, semblables aux cellules sympathiques de Yircbow, qui donnent en même temps naissance à la racine ascendante de la cinquièmepaire (fig. 41, 5). J'ai appelé ces faisceaux de la capsule de l'aqueduc, cordons de la cinquième paire, peut-être le nom de fasciculi marginales aquaeducti, serait-il plus convenable. D'un bord étroit parallèle à l'aqueduc ils passent dans des coupes transversales en forme de pinceau, à l'entrelacement, plus haut mentionné, des faisceaux de la commissure postérieure, ils atteignent, entre le noyau rouge et le faisceau longitudinal postérieur, leur lieu d'entre-croisement en courant vers la ligne médiane (fig. 40, LRK). De ce lieu d'entre-croisement, en entourant le noyau rouge vers l'intérieur, ils se perdent vers l'extérieur, en avant de ce noyau.
Le tubercule inférieur est, dans sa structure, plus clair, plus sommaire que le supérieur. Les faisceaux du bras inférieur passent sous le corps genouillé interne et lui donnent une surface blanche, ils traversent le ganglion et le limite en bas sous forme d'une lentille biconvexe. Après s'être croisés dans le toit de l'aqueduc, ces faisceaux passent dans la partie inférieure du ruban de Reil (fig. 41, fig. 56 L II). La coupe transversale de l'entre-croisement des bras inférieurs se trouve, sur une section sagittale, dans la partie moyenne du tubercule quadrijumeau inférieur, jusqu'à la moitié de sa longueur et finit environ au commencement du frein de la valvule.
Le cerveau moyen, comme le cerveau intermédiaire, montre dans sa constitution quatre étages : i" en arrière le ganglion (Bigs, Big, i) ; 2° la coupe de la calotte (fig. 40 et 41 Th Lins, L RK, Pcbl) ; 5° le stratum intermedium (SS la flèche indicatrice est trop courte dans la fig. 41); 4^* le pied du pédoncule (SS). Le pédoncule cérébelleux supérieur traverse la calotte en avant du tubercule quadrijumeau supérieur, au delà de son entre-croisement, devant le tubercule inférieur au niveau de l'entre-croisement. Dans l'espace où s'effectue la décussation de ces pédoncules, les faisceaux de la calotte sont, devant le tubercule quadrijumeau inférieur rejetés vers l'extérieur. Les parties du stratum intermédiaire s'étendent moins loin en dehors, mais plus
it2 FORMES ET STRUCTURE DU CERVEAU.
vers la ligne centrale que les fibres du faisceau de Reil (fig. 41).
Dans les couches supérieures du pont, la calotte reste presque identiquement, en avant de l'ensemble des tubercules quadrijumeaux. Seulement, ici, les libres du pédoncule cérébelleux, après s'être entre-croisées se replacent en dehors et forment le segment postérieur du pédoncule qui, du siège de la décussation, se dirige dans le cervelet (fig. 22, 42).
Ce pédoncule cérébelleux marchant à la face externe est en forme de massue sur une coupe (fig. 42, 45). Dans les plans du pont, qui se trouvent sous les tuberbules quadrijumeaux, le développement du pédoncule est déjà plus considérable. A sa face externe se trouve le ruban de Reil qui se compose de faisceaux qui paraissent sombres dans le trajet vers en bas, et d'autres faisceaux dont le trajet, sur des coupes, se trouve aussi bien en dehors et en dedans de ceux-là. Les plus extérieurs de ces faisceaux devraient encore appartenir à l'origine du lemniscus dans le tubercule quadrijumeau inférieur. Mais les internes, en tous cas, font partie des couches inférieures du ruban de Reil qui, du vermis supérieur, montent dans la valvule et arrivent sur le pédoncule cérébelleux supérieur. Dans la moelle, ces faisceaux forment un cordon latéral situé juste au-devant de la corne postérieure (fig. 25 et 56 L II). Les faisceaux du thalamus paraissent enfermés par les pédoncules cérébelleux supérieurs et méritent le nom de champ de la couche optique de la partie postérieure du pont de Varole.
Avant d'exposer l'état de nos connaissances actuelles sur le trajet des faisceaux du tronc cérébral vers la moelle épinière, il faut considérer les rapports de la substance grise (qui, sur des préparations aux sels d'or de cerveau d'enfants (fig. 45 et 46), paraît comme une substance fondamentale vide), avec les racines des nerfs jusqu'à l'origine apparente de l'acoustique en bas.
Déjà dans des coupes au niveau du tubercule quadrijumeau supérieur l'aqueduc de Sylvius se montrait tapissé par une substance grise et la partie de celle-ci étendue sur la paroi antérieure pouvait être assimilée aux cornes antérieures de la moelle épinière qui ne seraient que la continuation vers le bas de ce recouvrement gris de l'aqueduc.
Le dessin, la configuration, la démarcation du noyau de l'oculo-moteur (fig. 40, III) se fait par des faisceaux qui arrivent par le raphé de l'autre pédoncule cérébral, à la substance encéphalo-niéduUaire et entourent et traversent par leurs arcs fins, convexes en arrière, un groupe ovale de cellules nerveuses. De ce noyau qui, malgré sa démarcation, ne perd pas sa confluence avec le reste de la substance grise de l'aqueduc, sortent, tournés en avant, beaucoup de faisceaux radiculaires pour l'oculo-moteur, faisceaux, légèrement concaves vis-à-vis du raphé (fig. 40, 5). Ces faisceaux contournent en partie le noyau rouge, en partie se trouvent en dedans.
Les faisceaux les plus internes, parmi ceux qui passent dans le raphé, s'avancent entre les noyaux plutôt vers l'aqueduc s'y éparpillant en pinceau. Ils sont donc aussi peu susceptibles d'être suivis jusqu'à leurs terminaisons que les faisceaux délicats radiés venant du côté opposé des tubercules quadrijumeaux. Près des faisceaux les plus internes, pénétrant dans la calotte par l'entre-croisement, situé devant les tubercules quadrijumeaux se trouve la coupe des racines descendantes de la cinquième paire qui proviennent de grosses cellules vésiculeuses réunies en grappes. La forme de ces cellules qui possèdent une membrane d'enveloppe était comparable aux cellules des ganglions du sympathique. Peut-être ne prennent-elles pas part au réseau fibrillaire gris qui tapisse l'aqueduc et dans lequel pénètrent des fibres de la couche optique et les prolongements des cellules nucléaires de l'oculo-moteur.
Dans les coupes transversales à travers les tubercules quadrijumeaux inférieurs (fig. 41, LIV) se découvre le siège du noyau oculo-moteur commun, logé dans une excavation de la face postérieure du faisceau longitudinal postérieur (noyau du pathétique) (1). De ce noyau sortent vers l'extérieur des faisceaux qui contournent l'aqueduc de sa face antérieure vers la postérieure dans un trajet oblique descendant. A une phase de ce trajet, ils forment nécessairement une coupe circulaire sur les bords de
(1) Ce noyau commun de l'oculo-moteur et du pathétique a été résolu en deux noyaux isolés distincts, réunis par des fibres commissurales, par les reclierches do M. Duval.
Note du Trad.
l'aqueduc. Ces faisceaux se trouvent en dedans de la racine de la cinquième paire dans la substance grise de l'aqueduc. Enfin juste sous le tubercule quadrijumeau, il se croisent dans la valvule d'où ils deviennent libres (fig. 42, 4, 4).
La racine bémi-globulaire de la cinquième paire est déjà reconnaissable par des nouveaux faisceaux augmentant progressivement et venant des cellules rondes dans le domaine du tubercule quadrijumeau inférieur (fig. 42, 5).
Elle forme dans les plans d'origine du pathétique la partie la plus externe de la (îirconférence antérieure de l'aqueduc. Vers la ligne médiane, il est enveloppé par le faisceau longitudinal postérieur. En arrière il complète la valvule. Dans ces plans, apparaît, dans la substance grise, une nouvelle formation de cellules,
Fig. 42.
F.trv.p
Pedr-
Coupe transversale du pont au niveau de la sortie du Pathétique. X Entrecroisement des racines du Pathétique dans la valvule, i, 4 Racines du même nerf. S Racine ascendante de la cinquième paire. Contiguë au faisceau longitudinal postérieur Th. P. Clb Pédoncules cérébelleux supérieurs. S. fecz Ses faisceaux stratifiés. Des Entrecroisement des pédoncules Lms Lenniscus. St. Lms Ruban de Reil avec le stratum intermedium F. trv. p Faisceaux transversaux du pont, Ped. Pédoncules cérébraux. S. cin. Substance grise de l'Aqueduc.
substantia ferruginosa (fig. 45, S. f o a). Celle-ci est unie à des faisceaux qui transversalement vont, parallèlement au recouvre-
ment gris de l'aqueduc, jusqu'au raphé. Ici on trouve entrelacées et mêlées au faisceau longitudinal postérieur de grandes et nombreuses cellules nerveuses parsemées.
Ces cellules paraissent unies par une commissure transversale. Ces cellules noires sont en tous cas certainement unies sous le lociis coeruleus du quatrième ventricule (fig. 25) avec des fibres du rapbé qui proviennent des parties antérieures du pont et donnent au raphé des parties postérieures l'aspect de substance blanche. Ces fibres proviendraient des voies pyramidales.
La substance ferrugineuse est une masse considérable allant du tubercule inférieur jusqu'à la moitié inférieure du pont de Varole [Stilling). Périphériquement elle s'unit à la grande racine de la cinquième paire et à ses faisceaux internes. Le noyau d'ori-
FiG. 43.
sbsl cir
(Chlorure d'or et de potassium.) Nouveau-né. Coupe transversale du pont au niveau de la sortie de la petite racine du trijumeau. (La moitié [droite de la coupe est plus élevée.) Cbl Cervelet, v. IV Quatrième ventricule, sbst, cir. Substance grise (locus coeruleus). 7iud. m. Noyau de la petite racine du trijumeau. S. gl Amas de substance gélatineuse avec les faisceaux sm de la grosse racine. Lms Ruban de Reil et stratum intermedium. Br. p Faisceaux du pédoncule cérébelleux moyen. Fp. la Faisceaux longitudinaux antérieurs du pont. Fppl Faisceaux transversaux entrelacés. Fppr Faisceaux transversaux profonds. 5 Grosse racine du trijumeau. Th Champ optique du pont. L Faisceau longitudinal postérieur. S. foa Substance ferrugineuse, rd Racine descendante du trijumeau.
FiG. 44.
gine de la petite racine se trouve en arrière et en dedans de la grosse (fig. 45, nucl, m). De ce noyau proviennent les faisceaux internes de la racine complète de la cinquième paire (fig. 45, Sm). Les noyaux d'origine de cette partie considérable de la racine de la cinquième paire, dont l'origine et la sortie sont dans un même plan , présentent un groupement de petits amas de substance gélatineuse grise à petites cellules (fig. 45, s, gl).
Dans les plans de sortie de la racine de la cinquième paire (fig. 45 et 44, 5) se distinguent de dedans en dehors : 1" le noyau interne à grosses cellules avec la petite racine; 2" de dedans en dehors aussi entre les coupes du cordon longitudinal postérieur, des faisceaux croisés émanant de la substance ferrugineuse qui appartiennent aux racines descendantes ; 4" la racine supérieure ascendante (petit noyau semi-globulaire fig. 45 rd et 44r. dst); 5° les faisceaux de la racine ascendante de la cinquième paire dont l'origine à un noyau placé sous la sortie du cinquième nerf, est claire.
Ce noyau va jusqu'à l'extrémité inférieure du tubercule cendré de Rolando du bulbe.
Cette racine entoure d'une couche blanche vers le bas son noyau gris, jusqu'à la transformation de celui-ci en tête de la corne antérieure dans la moelle.
Fibr.ecfl.
flhr.
(Méme'série que la figure 43.) Coupe transversale du pont par le plan de sortie de la grosse racine du trijumeau. P. Chl et nucl. Pédoncules cérébelleux supérieurs. F. 4 Ventricule, r. dest. Racine descendante du trijumeau. Sf. S Racine du trijumeau provenant de la substance ferrugineuse. Sg Substance gélatineuse. .5 Grosse racine du trijumeau. 01. s Olive supérieure Br.jj Pédoncule cérébelleux moyen. Tr. prf. Faisceaux transversaux profonds de ces pédoncules. F. p. l. a. Faisceaux longitudinaux antérieurs. P. tr. spf Faisceaux transversaux superficiels. Fibr. ecfl Fibres circonflexes du pont. Lms Ruban de Reil et stratum intermedium. 6 Racines de l'oculo - moteur externe. Th Champ optique. L Faisceau longitudinal postérieur. 7 Racines du facial.
Cette racine est très considérable ; 6° vers la grosse racine arrivent certainement des faisceaux cérébelleux qui entourent en dehors le pédoncule cérébelleux moyen [Stilling] et peut-être même s'y mêlent.
Sous le plan d'origine du trijumeau et déjà dans ce plan, on voit l'origine du facial et de l'oculo-moteur externe. Tout en haut du raphé, sortent des faisceaux croisés pour la racine du facial (fig. 45 à droite). Derrière les faisceaux du raphé, se trouve la coupe fusiforme du genou du facial, dont les faisceaux sortent d'un noyau placé en bas et plus en avant — noyau antérieur (fig. 45, nucl 7). Le genou du facial provient de faisceaux radiculaires qui entourent, en se courbant avec convexité tournée en avant, le noyau commun du facial et du moteur externe. Aussi sur des coupes qui passent sous l'arc des fibres d'union entre le genou et l'origine des racines, ce genou paraît séparé de la racine du nerf (fig. 45 à gauche). Puisque le genou a un trajet descendant vertical, il paraît sectionné transversalement. Le noyau commun du facial et de l'oculo-moteur externe se trouve entre les deux segments de racines. Les cellules ressemblent à celles du noyau de l'oculo-moteur commun, du pathétique et du noyau moteur du trijumeau.
Ce sont des cellules considérables avec nombreux prolongements. Les racines du moteur oculaire externe se replient, en dehors, vers ces cellules et s'y unissent sans aucun doute {Deiters). Néanmoins la racine du facial s'unit aussi sur une moindre hauteur de ce noyau, là sa sortie du noyau en occupe tout un côté, son trajet en avant présente un faisceau beaucoup plus étroit. Ce noyau, comme tous les noyaux d'origine des nerfs est la portion plus compacte d'une formation cellulaire dispersée tout autour et appartenant à ce nerî [Deiters). Du noyau pénètrent dans le raphé des faisceaux recourbés (fibrae arcuatse) qui unissent le noyau à des centres situés plus haut. Il paraît y avoir aussi des commissures entre les deux noyaux. Le noyau antérieur du facial arrive déjà en haut, dans le plan du facial mais il augmente de grandeur plus bas et est traversé de faisceaux entrelacés, fibres du genou (fig. 45 ncl 7 et fig. 46 ncl 7 et à droite 7). Ce noyau est situé près du tronc du facial qui passe entre ce noyau
et la racine ascendante du trijumeau. Le genou se forme du noyau antérieur grâce à une quantité de fins faisceaux parallèles et dans ses plans d'origine essentiels, il ne forme devant le reve-
nd. 6+7
(Préparation au chlorure d'or et de potassium). Coupe au niveau de la sortie dit nerf facial , (La partie droite de la figure représente un plan placé plus haut). Cbl Cervelet, ne Nucleus dcntatus cerebelli. nd. 6-\-7 Noyau du facial et du moteur oculaire externe, g Genou du facial. L Région du faisceau longitudinal postérieur. Th Champ optique de la partie postérieure du pont. «Filets de l'acoustique. 7 Racine du facial. 6 Racine du moteur oculaire externe. Py Faisceaux pyramidaux. R Raphe. fa Cordons antérieurs. Ois Olive supérieure, nd.7 Noyau antérieur du facial Lms Ruban de Reil avec stratum intermedium. B.p Pédoncules cérébelleux moyens. 5 Racine ascendante du trijumeau, S. g'Z Substance gélatineuse. F./F Quatrième ventricule.
tement gris de l'aqueduc encore aucune masse compacte (fig. 46 comp. à droite et à gauche). Les faisceaux du noyau inférieur se rétrécissent non immédiatement vers le genou, mais forment à la face inférieure du noyau postérieur une capsule. Peut-être aussi du noyau inférieur des faisceaux radiculaires directs passent obliquement en avant et en dehors, dans la portion de sortie de la racine du facial.
Les fibres du facial qui sortent du raphé représentent peut-être une racine descendante, provenant de la couche optique et à coup sûr du noyau lenticulaire, analogues aux racines descendante, horizontale, ascendante du trijumeau. Pour les racines
qui pénètrent dans le noyau postérieur, leur origine et leur émergence se trouvent dans le même plan. Mais la racine qui sort du noyau facial inférieur, le genou, est une racine ascendante (visible dans lafig.56).
, „ . FiG. 46.
Les laisceaux provenant du noyau inférieur vont en montant vers le recouvrement gris du ventricule et devant celui-ci, comme le genou, qui passe dans la racine de sortie. Des deux branches du fer à cheval que forme le genou, l'inférieure va du noyau inférieur vers le sol gris, la supérieure du milieu du quatrième ventricule en avant.
Les deux branches superposées sont unies par une portion intermédiaire allant de haut en bas, c'est le genou du facial. Ce fer à cheval est situé diagonalement dans la moitié postérieure du pont. Les parties de cet arc convergent en dedans et en arrière. Le facial ne présente pas un trajet parallèle aux racines antérieures de la moelle comme l'oculo-moteur commun, le moteur externe et l'hypoglosse qui forment la limite externe de la région des cordons antérieurs, mais il est situé en dehors des cordons latéraux à côté de l'analogue des cornes postérieures, la substance gélatineuse de la racine ascendante du trijumeau. Dans les plans d'origine du facial le sol gris du quatrième ventricule se compose de deux facettes. La facette interne, eminentia teres, est repoussée par le noyau du facial et du moteur oculaire externe, la facette externe est formée par le noyau de l'acoustique (fig. 45). On ne com-
(Imprégnation du chlorure d'or et de potassium.) Coupe transversale au niveau du plan supérieur d'émergence du nerf acoustique. (La moitié droite est située plus haut.) ncl. f. Noyau du toit (Stilling). V IV Quatrième ventricule, g Genou du nerf facial, pdi Partie interne du pédoncule cérébelleux, ncl 7 Noyau inférieur du facial qui reçoit les fibres du genou, ol. i Olive inférieure 7 Racine du facial. 5 Racine ascendante du trijumeau. 8 Racine de l'acoustique. Br. p Pédoncule cérébelleux moven.
prend l'origine de l'acoustique (?) que dans ses rapports avec toute l'organisation environnante y compris le cervelet.
FiG. 47.
BP-I
(1^Jouveau-né. Chlorure d'or et de potassium.) La moitié droite appartient à un plan plus élevé. Coupe transversale du plan inférieur de l'émergence de l'acoustique. NC Noyau dentelé. Bp Pédoncules moyens. R Rst Corps restiforme, pédoncules inférieurs, s Fibres arquées du corps restiforme. S Racine ascendante du trijumeau. oH Olive inférieure. R Raphe entre les pyramides. Z Stratum zonale. ncl 8 a Noyau antérieur de l'acoustique, v. IV Quatrième ventricule. S' Noyau externe de l'acoustique. S Noyau interne. T Eminentia teres. jPZ f S Faisceaux non séparés du lobule du pneumogastrique et de la racine externe de l'acoustique.
Le cervelet et le nerf acoustique.
Nous ne décrirons pas ici complètement la structure fine du cervelet car elle sera bien élucidée par la grande monographie inachevée de StUling, et je croirais faire œuvre inutile et travail inopportun en voulant anticiper sur la description de cet habile observateur.
Nous avons déjà rencontré les faisceaux cérébelleux dans la capsule interne comme fibres rayonnantes de l'encéphale vers le noyau rouge de la calotte. De ce noyau s'avance, croisé, le pédoncule cérébelleux supérieur. Nous avons vu le frenulum à travers la valvule s'étaler dans le vernis supérieur et la portion cérébelleuse du ruban de Reil passer dans la valvule de Vieuneus.
Les faisceaux du bracliium pontis se composent : l** de la couche superficielle ; 2° de la couche entrelacée qui divise en faisceaux secondaires l'aire de l'étage inférieur des pédoncules;
5" des faisceaux transversaux profonds. Il passent devant le stratum intermed'mm auquel s'associent les faisceaux les plus internes du pédoncule venant de l'anse pédonculaire. Une substance grise à cellules ganglionnaires occupant la partie tout à fait antérieure du pont, diminue la masse du pédoncule dont une partie, en effet, par l'intermédiaire des cellules passe dans le pédoncule cérébelleux moyen, tandis que les autres faisceaux, formant une masse progressivement amoindrie, viennent constituer les pyramides. Par conséquent les faisceaux du pédoncule moyen ne sont pas des faisceaux commissuraux mais une expansion recourbée des fibres du pédoncule.
En outre, ces fibres ne paraissent pas être commissurales car une grande partie des fibres du pédoncule cérébelleux embrassent en anse et vers l'extérieur les faisceaux du pédoncule cérébral (fig. 45, 44). Les deux extrémités de l'anse, de la fronde sont dirigées vers le pédoncule cérébelleux opposé et se trouvent à des profondeurs différentes du pont, en effet, de la couche superficielle ces anses passent dans la couche entrelacée ou de celle-ci dans la couche des faisceaux transverses profonds. Chaque arc se compose donc de deux branches, dont l'une arrive superficiellement dans le pédoncule cérébral du pédoncule cérébelleux croisé, dont l'autre retourne du pédoncule cérébral au même pédoncule cérébelleux après s'être uni aux cellules grises.
Le cervelet dans le médUuUium duquel le pédoncule cérébelleux forme une masse considérable placée à la périphérie, le cervelet, disons-nous, comme le cerveau est recouvert d'une coiffe grise qui est le lieu d'origine de toutes ses fibres blanches internes. C'est Xécoi^ce du cervelet. C'est une formation de la paroi postérieure de la vésicule cérébrale postérieure. Entre les extrémités de la grande fente se trouve le liyle qui laisse pénétrer les quatre prolongements médullaires dans la coiffe grise de l'écorce du cervelet. Le vermis supérieur gagne par la masse médullaire de la valvule pénétrant dans le hyle et la masse des pédoncules cérébelleux supérieurs, une face antérieure blanche. Jusqu'à l'admirable exposition de Stillîng sur le cervelet on connaissait comme substance grise, l'écorce et le noyau dentelé. Nous devons à Stilling la connaissance des noyaux du toit
FiG. 48.
se rencontrant sur la ligne médiane et d'autres noyaux encore à propos desquels il a publié une communication préalable dans le Centra Iblatt fur die medicinisclien Wissenscliaften.
L'écorce du cervelet possède trois couches : l'extérieure ou couche grise et l'interne gris rouge qui se laissent déjà distinguer
à l'œil nu. Au microscope entre ces deux lits on voit la couche des cellules de Purkinge (couches des cellules). La substance fondamentale est identique dans l'écorce cérébrale, dans les ganglions et l'écorce du cervelet. D'après Obersteiner elle est recouverte chez l'enfant d'une couche de cellules formatives qui en qualité de partie interne de la pie-mère se transforment en fibrilles fusiformes. La couche grise renferme de très petits éléments nerveux dont le protoplasme altérable, rend difficile leur différenciation avec les cellules non ganglionnaires.
Outre ces corpuscules ordinairement triangulaires, se trouvent près de la couche des granulations, des cellules fiisiformes qui entre les circonvolutions sont parallèles aux sillons, mais qui diffèrent des éléments fusiformes de l'écorce cérébrale par ceci que elles siègent non au-dedans mais en dehors de la couche des granulations. Pour moi, comme pourSif//iîî^, les cellules de la couche gris rouge sont des éléments ganglionnaires multipolaires. Mais je ne puis considérer les agrégats de ces éléments circonscrits par des distances plus considérables, comme les foyers de cellules se
Coupe transparente de l'écorce du cervelet humain. 'la et ■ib Couche grise {i h avec cellules fusiformes et fibres transversales). 2 Cellules de Purkinge. 3 Couche des granulations, m Substance médullaire.
renouvelant mais les placer en relations avec les ramifications clu prolongement interne des cellules de Purkinge, je n'admets pas en efïet l'opinion de Koschewnikoft que ces dernières cellules ne possèdent qu'un seul prolongement non ramifié.
Les grandes cellules de Purkinge qui se présente comme éloignées entre elles et rangées sur un seul rang sont en connexion avec les couches externe et interne de l'écorce. Vers fextérieur s'élèvent des prolongements considérables formés par une expansion diminuée progressivement du protoplasme cellulaire. Ces processus se divisent dicliotomiquement autour des sillons entre les circonvolutions, d'abord sous un angle de 180^ De ces branches principales de division partent souvent à angle droit, semblables aux ramifications d'un bois de cerf, de nombreux prolongements vers la couche externe qui prend par là une striation parallèle. Us semblent se ramifier dans un plan de parties corticales qui dépendent d'un des feuillets minces clivés de la substance médullaire. D'après //«rZ/ic/* ces prolongements arrivés à la surface reviennent en arrière. Vraisemblablement ces incurvations brusques se rapportent plutôt aux fines extrémités des ramifications car, à l'aspect, on croirait que les branches délicates de division s'unissent aux cellules triangulaires de la couche externe. La moitié interne do la cellule de Purkinge est plus arrondie, plus vésiculeuse. Purkinge compare ces grandes cellules à des bouteilles en ampoule dans lesquelles le prolongement décrit est représenté par le goulot. Les prolongements du fond de la bouteille sont beaucoup plus délicats et un seul (ou du moins un bien petit nombre) prend naissance à la cellule même. Ils se divisent rapidement en un réseau en connexion avec les cellules granulées. Dans l'écorce du cervelet, vraisemblablement les faisceaux du cervelet trouvent leur origine de deux manières : 1° Par le recourbement des prolongements externes ramitiés des cellules de Purkinge, 2° dans le réseau de la couche granulée où pénètrent les prolongements internes des mêmes cellules.
Le noyau dentelé du cervelet est traversé de fibres radiées qui probablement unissent les cellules du noyau aux faisceaux du pédoncule cérébelleux supérieur.
Dans les plans du facial et les plans supérieurs de l'acou-
stique le noyau dentelé est encore éloigné du pédoncule cérébelleux supérieur et se trouve encore très près de la paroi latérale de la moelle allongée. Dans les plans de l'acoustique le pédoncule cérébelleux supérieur, i° est rejeté de la paroi latérale du quatrième ventricule par des faisceaux qui, croisés en partie, traversent le noyaux du toit. D'autres faisceaux qui recouvrent le noyau dentelé (fig. 4-6 à gauche en dehors de Pdi) ceux-là même qui plus haut étaient placés entre le noyau dentelé et le pédoncule cérébelleux supérieur (fig. 45, cbl) se placent en dehors de la racine ascendante de la cinquième paire; 2" comme pédoncules cérébelleux inférieurs. Dans les plans du noyau du toit (fig. 46) les premiers faisceaux non croisés en dehors, mais croisés à travers le noyau, se recourbent en avant vers la moelle allongée. lisse montrent sectionnés en dehors du noyau acoustique du sol du quatrième ventricule. Ici, ils se croisent avec des fibres de la racine acoustique qui, de la face antérieure du tronc, pénétrant en sens inverse, se recourbent en dehors de la racine ascendante de la cinquième paire où ils sont sectionnés unis aux premiers faisceaux. La convergence de ces faisceaux du cervelet et de la racine de l'acoustique laisse un angle ouvert en dehors. Dans cet angle se trouve le pédoncule cérébelleux inférieur qui descend des environs du noyau dentelé. Les faisceaux, décrits d'abord, pénétrant dans le noyau gris de l'acoustique, en dedans du pédoncule inférieur, se trouvent dans l'aire du noyau acoustique externe de Stilling.
Stilling en étudiant la lingula et le lobe central a montré que les circonvolutions cérébelleuses voisines sont unies entre elles par des faisceaux en guirlande et que, dans les diverses directions, les divers domaines corticaux sont unis par des fibres arciformes étagées, courbes et longues. Ces faisceaux arciformes placés contre l'écorce ont été décrits par Stilling comme un système de fibres à direction transversale et croisée. La structure du cervelet présente, comme le cerveau, les mêmes faisceaux d'association particuliers et généraux pour la substance corticale.
On doit diviser le corps restiforme en corps restiforme du pont et de la moelle allongée. La partie inférieure du pont est traversée de fibres arciformes transversales du corps resti-
forme. Au-dessus de la racine acoustique, ces fibres sortent évidemment d'une partie du corps restiforme située entre le noyau dentelé et le pédoncule cérébelleux supérieur, et traversant la coupe de la cinquième paire, dans la région de l'olive, elle fournit le stratum superficiel qui correspond au corps trapézoïde des animaux (fig. 45, Ois Lms, 5). Ces faisceaux paraissent courir d'abord en avant de l'olive supérieure, et après s'être croisés à angle aigu dans le raplié, se dirigent vers l'olive supérieure. Chez les animaux il est facile de voir, chose plus ardue chez l'homme, que l'olive supérieure envoie en dedans des racines de la cinquième paire, des libres radiculaires qui vont en arrière entre le noyau acoustique et la racine acoustique. Ce rapport a une grande similitude avec les rapports du corps restiforme pour l'olive inférieure. Avec l'olive supérieure sont encore unis des faisceaux longitudinaux de la région des cordons latéraux qui, comme le montre une coupe longitudinale du tronc cérébral, sont situés derrière le ruban de Reil où se loge l'olive inférieure.
La partie inférieure du corps restiforme, portion du corps restiforme dans la moelle allongée, est séparée de la partie supérieure ou du pont par le noyau dentelé dans le cervelet. Ce corps restiforme inférieur formant une saillie à la moelle avec son stratum zonale, a déjà été décrit dans son intercallation entre les faisceaux cérébelleux et les faisceaux acoustiques. Ces faisceaux cérébelleux les plus internes qui viennent en bulbe y descendent avec la racine acoustique antérieure dans le champ du noyau acoustique externe. Ils se trouvent en dedans du corps restiforme (fig. 49 Rsl, 8', R). La relation de ces faisceaux avec la racine acoustique se comprend.
Les recherches prouvent que ces faisceaux cérébelleux forment dans le noyau acoustique une partie de la voie acoustique. Dans le trajet, entre l'origine au cervelet et la racine s'intercale une troisième portion du trajet sous forme de fibres arquées. Ces fibres traversent la ligne médiane et introduisent une décussation entre une grande partie des racines acoustiques et le cervelet. Les faisceaux acoustiques se laissent assez bien partager en faisceaux croisés dans le bulbe et, du moins pour le bulbe, en faisceaux non croisés.
Faisceaux acoustiques croisés.
Faisceaux acoustiques externes, stries médullaires (strias meduUares).
Ou bien, visibles à l'extérieur, ces faisceaux vont directement au raphé, siège de l'entre-croisement, pour passer par les fibres arciformes, dans le noyau de Clark (fig. 49, 8'), ou bien de l'extérieur allant dans les coupes transverses de ce noyau (fig. 50 et 52 à gauche) ils vont au noyau de Clarke de l'autre côté (fig. 52 à droite). Les faisceaux acoustiques externes bordent encore les faisceaux limitrophes internes du noyau de Clarke et se résolvent en fibres arciformes avec les faisceaux postérieurs qui traversent jusqu'au raphé, une partie ou la totalité du noyau acoustique interne, et ils s'avancent en avant dans le raphé, avec des faisceaux dirigés en avant (fig. 49 à droite et gauche).
Dans les plans supérieurs de la moelle allongée presque toutes les fibres arciformes appartiennent à la voie acoustique. Le raphé, dans toute sa hauteur, semble formé de substance blanche par leur passage ; le stratum zonale se foi'me de faisceaux du noyau de Clarke (fig. 49, .^ f).
b) Les faisceaux acoustiques internes croisés forment avec les faisceaux cérébelleux des coupes du champ de Clarke. Ils descendent jusqu'à mi-hauteur du noyau triangulaire de l'hippoglosse; à ce niveau les faisceaux sont unis aux fibres arquées r-
Des deux hypothèses acceptables que les faisceaux acoustiques aussi bien que les faisceaux cérébelleux, après être descendus si loin, forment par les fibres arquées des commissures homonymes ou que ils pénètrent, sur le raphé, dans une décussation non homonyme des faisceaux cérébelleux et des fibres acoustiques, cette dernière mérite à coup sûr la préférence, ici la présence de faiceaux commissuraux du raphé n'est pas prouvée. Dans son trajet vers le bas, la voie acoustique interne croisée va du domaine d'origine du facial, en passant par le domaine du vague, jusque dans celui de l'hypoglosse. Le raphé ainsi que les zones des fibres arciformes y renferment des cellules ganglionnaires qui sont en connexion avec le réseau fibrillaire gris des noyaux
d'origine des racines motrices; ces cellules, d'après Deiters, sont des cellules ganglionnaires dispersées des noyaux des racines nerveuses.
FiG. 49.
NC
- rifa
^/l'I^'^cLS.
(Préparée au chlorure d'or et de potassium). Coupe au niveau de l'émergence de l'acoustique. — Cerveau de nouveau-né. (La moitié droite correspond à un pian placé plus haut). Bp Brachium pontis. NC Noyau dentelé, v. IV Quatrième yentricule. 8 Noyau acoustique interne. 8' Noyau de Clark ou noyau externe. Fl-^8 Substance médullaire du lobule et d'une racine externe de l'acoustique. A gauche la racine du flocculus et la racine acoustique sont séparés. Bsl Corps restiforme à l'intérieur duquel se trouve la racine interne de l'acoustique. 5 Racine ascendante du trijumeau. ncl8a Noyau acoustique antérieur (Stilling). oli Olive inférieure. 12 Racine de l'hypoglosse. R Raphé. f Fibres arciformes antérieures. T Eminentia teres.
Voici les origines des faisceaux acoustiques directs : Les faisceaux acoustiques internes sont unis au cervelet par des faisceaux qui montent vers le noyau du toit, recouverts par le pédoncule cérébelleux supérieur (fig. 4-6, à droite). Ici se trouve une interruption au moins partielle des fibrilles à travers les corpuscules nerveux de la partie externe du noyau de Clarke (fig. 49 entre 8' et Rsls gauche). Des faisceaux acoustiques se replient aussi, directement, dans le corps restiforme, surtout à son bord inférieur.
Enfin, entre les faisceaux acoustiques internes, le corps restiforme et le flocculus (fig. 49 ncl 8 a) se trouve le noyau antérieur de Stilling qui reçoit des parties de faisceaux courant en dehors, et qui, d'autre part, est uni à la substance blanche du cervelet.
Émergences des 9, 10, \\, et 12" paire des nerfs crâniens.
Par la disposition des fibres du pont, les pyramides se trouvent immédiatement, mais sans limite nette, en avant des cordons antérieurs. Le sol gris du quatrième ventricule se divise en trois facettes : 1° les Eminentia-teres ; 2' les colonnes d'origine des 9% 10'' et 11" paire, ailes grises, noyau du vague; o° le noyau acoustique interne (fig. 50, 51).
L'éminentia teres contient les ilôts nucléaires d'où le nerf hypoglosse s'élève par des fibres pelotonnées qui entourent les cellules d'origine du nerf (tig. 50 et 51). Le bord superficiel de l'éminentia teres contient cependant beaucoup de cellules plus petites, à travers lesquelles, certaines parties de la racine du vague contournant, en arrière, les cellules de l'hypoglosse, se rendent au raphé. La masse du noyau des nerfs vague et accessoire qui, par sa pointe supérieure se perd dans le noyau acoustique, et endessous des stries transversales encore à peine à la surface du quatrième ventricule et forme, là, sur une coupe, une masse se colorant plus claireuient en rouge que la substance grise voisine des deux côtés (eminentia teres et noyau de l'acoustique). De là, s'élèvent d'abord en partie les racines du nerf glosso-pharyngien. En dessous se montre déjà (fig. 50 à gauche) un petit noyau du nerf vague. Une partie considérable du nerf crânien s'élève d'une coupe transversale en forme de canal qui renferme sur des préparations au carmin des petites cellules (fig. 50 à gauche la racine du glosso-pharyngien).
Cette masse médullaire est une racine ascendante non seulement du nerf glosso-pharyngien mais aussi du nerf vague, racine qui dans toute la hauteur de son trajet abandonne des fibrilles venant de petites cellules dispersées. Cette racine ascendante se trouve sous le sol gris, derrière la racine de la cinquième paire (fig. 50 à droite, 51 et 52). C'est avec raison, que l'on compare la racine ascendante de la cinquième paire à une racine postérieure de la moelle et le nerf hypoglosse à une racine antérieure. Ainsi le domaine du vague se trouve entre les nerfs analogue aux racines médullaires. Puisque, plus loin, il traverse par
ses fibrilles le cordon latéral, il mérite le nom de système latéral. Dans le cordon latéral, se trouve une petite masse nucléaire qui est le siège du noyau inférieur du facial, du noyau moteur du
FiG. 50.
(Préparation au chlorure d'or et de potassium.) Coupe de la moelle allongée d'un nouveau-né. (Le côté gauche de la préparation est dans un plan plus élevé.) A Noyau acoustique interne 8, 8' Noyau acoustique externe, racines interne et externe de l'acoustique à gaucije. R, C. R Corps restiforme. F Racine ascendante de la cinquième paire en dehors de la substance gélatineuse, la coupe est traversée des racines du glosso-pharyngien. oi oi Olive et olive accessoire. Dans l'olive se perdent visiblement les racines de l'hypoglosse sortant des noyaux vers l'Eminentia teres. "■ Fibres arciformes du noyau du vague et de la racine ascendante du glosso-pharyngien. y Fibres arciformes du noyau acoustique externe, s Du cordon postérieur. Hst Cordon postérieur.
trijumeau et qui renferme des grandes cellules multipolaires. Le noyau moteur du vague, c'est la colonne d'origine antérieure du système mêlé des racines latérales. Cette expression, système latéral mixte est bon à employer pour le système du glosso-pharyngien, du vague et de l'accessoire et vient de Deiters. Le noyau antérieur du vague est déjà le noyau de l'accessoire et en bas, il conflue dans le prolongement latéral gris réticulé, d'où proviennent encore les racines inférieures de l'accessoire. Les faisceaux du système, analogues aux racines postérieures de la moelle, traversent la substance gélatineuse de la cinquième paire et sortent de la colonne postérieure originelle du système à savoir, l'aile grise (fig. 51, 8). La racine ascendante sort du raphé dans des plans plus profonds, par des fibres arquées (fig. 52 à gauche B).
Les racines du vague provenant du raphé, courent derrière le noyau de
l'hypoglosse en qualité de faisceaux de l'éminentia tares, tandis que les faisceaux provenant de l'aile grise passent directement à la racine, en avant du noyau de l'iiypfjglosse ('^). Les faisceaux de la colonne d'origine antérieure se replient dans le vague en forme de genou au niveau du sol gris et de ce noyau semblent encore se diriger en avant des racines directes (flg. 51 à gauche en avant de V).
FiG. 51.
(Même préparation.) Coupe transversale transparente du bulbe d'un cerveau d'enfant nouveau-né. (La moitié gauche est plus élevée.) 17/ Noyau de l'hypoglosse. 12 Racines du même. Le no 12 de gauche indique des fibres du noyau XII qui se perdent dans la substance grise du cordon latéral. L. Cordon latéral. A. (devrait. être plus en dehors), aile grise, noyau du vague. 8 (devrait être plus en dehors), noyau acoustique interne. 8, 8' Noyaux acoustiques externes. Pst., Est. Cordons postérieurs. CR., CR. Corps restiformes. g Substance gélatineuse autour de la racine ascendante de la cinquième. A gauche en dehors et en dedans de g racines du vague. 0 , oi., oe. Olive et les olives accessoires interne et externe, 't Fibres arciformes du vague; ê Du glossopharyngien; ■} De l'acoustique (noyau externe); ^ Du cordon postérieur; t Du corps restiforme. Z Stratum zonale.
Les domaines ou se trouvent le noyau moteur du vague et le noyau de l'hypoglosse, tant ces noyaux présentent un amas de cellulesréunies, sont encore, sans limites nettes, entourés comme plus haut le domaine du noyau facial, d'ilôts de cellules analogues. Ces cellules contribuant à former un réseau fibrillaire gris sont traversées des fibres aciformes qu'on peut suivre dans les fibres du noyau acoustique externe (fig. 50, 51, 52 y).
Coupe transversale de la moelle allongée et transformation en
moelle épinière.
En dehors des cordons antérieurs et du champ des pyramides du bulbe, s'étale le cordon latéral jusqu'à la cinquième
paire. Il se distingue, par sa moindre densité et le calibre de ses fibres, des faisceaux denses considérables des cordons antérieurs. Il forme, sur une coupe transversale, le segment com-
FiG. 52.
Coupe transparente du bulbe (nouveau-né). 12 Noyau de l'hypoglosse. iO Noyau du vague. AA Noyau acoustique externe et racine externe." CE CR Corps restiforme. fp. Cordon postétérieur. v. Racine de la cinquième paire, g Substance gélatineuse, fl. Faisceau latéral. L. Faisceau latéral externe en dedans duquel se trouvent les fibres arciformes du corps restiforme. oe Olive accessoire externe, o Olive, oi Olive accessoire interne. A7/ Nerf hypoglosse. P Pyramide, fa. Cordon antérieur. CH. (gauche) Racine du vague, n.a. Région du noyau antérieur du vague. A>. Racine récurrente du vague. X Racine du vague. ^ Fibres arciformes du noyau du vague, /? de la racine ascendante, 7 du noyau acoustique, i du cordon postérieur, £ du corps restiforme.
pris entre les racines de l'hypoglosse et celles de la cinquième paire. Il renferme l'olive inférieure avec laquelle il s'unit par des faisceaux longitudinaux (fig. 57, 0). Derrière le cordon latéral se trouve, d'abord, la racine de la cinquième paire, puis la coupe du corps restiforme et en dedans de celle-ci, le noyau acoustique externe (fig. 45 et 50 R. Cr). Celui-ci sous le nom de noyau de Clark forme la limite latérale du sol gris du quatrième ventricule. La coupe en gouttière de la racine de la cinquième paire enferme une colonne grise, la substance gélatineuse, qui
comme dans la moelle épinière, forme une masse ondulée. Cette organisation générale est traversée par des fibres arciformes qui sortent en partie des noyaux nerveux, en partie du corps restiforme.
1. Les fibres arciformes les plus postérieures unissent le noyau du vague du sol gris avec le raphé et séparent les racines de l'hypoglosse, de leur noyau (a).
2. Puis viennent les fibres arciformes détachées des racines ascendantes du neuvième et dixième nerf (/3).
5. Ces fibres arciformes proviennent des faisceaux du noyau acoustique et s'enfoncent profondément dans la moelle allongée et disparaissent absolument au niveau du canal central (y).
Le domaine des fibres arciformes provenant des noyaux nerveux est bien séparé des fibres arquées situées en avant, et celleslà ne traversent ni les olives ni les olives accessoires.
Le corps restiforme perd rapidement une certaine quantité de fibres qui se rendent à la surface de la moelle allongée comme stratum zonale recouvrant et traversant l'olive. La simple vue de la surface de la moelle allongée prouve déjà que le stratum zonale ne se dirige pas transversalemennt mais descend obliquement. Ces faisceaux siègent, à l'extérieur, sur la racine de la cinquième paire. Des couches plus profondes du corps restiforme traversent, en faisceaux forts, la coupe du trijumeau, toujours cependant à l'extérieur de la substance gélatineuse. Les fibres superficielles du corps restiforme placées, en dehors, sur la racine de la cinquième paire allongent souvent le stratum zonale au point de recouvrir les pyramides. De semblables fibres qui s'unissent à des îlots gris dans les pyramides, sont des faisceaux provenant du pont et traversant le corps restiforme. Dans les couches inférieures du pont, déjà, des faisceaux présentent des trajets semblables vers le corps restiforme et non vers les pédoncules cérébelleux moyens, faisceaux qui, dans le cervelet, sont séparés l'un de l'autre. Le stratum zonale laisse la plupart du temps à l'extérieur une couche du cordon latéral. Si ces faisceaux viennent faire saillie derrière l'olive, on a un cordon externe (Hûlsenstrang). De même des faisceaux longitudinaux peuvent, en dedans de l'olive, devenir libres par le trajet pluspro-
fond du stratum zonale et constituer un faisceau interne (fig. 15). Ordinairement, les pyramides restent libres à la surface. La couclie superficielle du corps restiforme ne recouvre pas seulement l'olive du même côté sous forme de stratum zonale mais la traverse. Le stratum profond venant du corps restiforme prend la même voie, à travers l'olive et les olives accessoires (fig. 50, 51, 52 f). Les faisceaux du corps restiforme passent en partie presque transversalement dans le raplié d'un côté à l'autre, car, venus du hyle de l'olive d'un côté, ils pénètrent dans le hyle de l'olive opposée. Ce trajet ne constitue par une commissure pour les olives car les fibres ont des terminaisons non homonymes : en effet les fibres du corps restiforme viennent de l'olive opposée sous forme de cordon serré de fibres arquées et, en dedans de la substance gélatineuse, ne vont pas se perdre de nouveau dans le corps restiforme mais dans le cordon postérieur.
Sur des coupes, qui, de l'émergence du glosso-pharyngien, tombent en bas vers le domaine d'origine du vague , entre le corps restiforme et les racines acoustiques, s'intercale un espace. C'est le cordon postérieur de la moelle allongée qui, de chaque côté, se transforme par le cordon cuneatus et gracilis en cordon postérieur de la moelle épinière (fig. 50, 51, 52, Hst, Pst, f, p). Le cordon postérieur est entrelacé dans sa structure et dans les ondulations de ses fibres, sont logées des masses ganglionnaires de cellules de calibre moyen. Elles forment une portion de structure très caractéristique par rapport au noyau acoustique externe, dans lequel les coupes des faisceaux sont logées dans une masse de substance grise. Ici des faisceaux dans une substance grise, là une substance grise dans les faisceaux entrelacés.
Les cordons postérieurs se forment des fibres de cette série de fibres arciformes (fig. 50, 51, 52 ^) qui est située entre celles du noyau de Clarke et celles du corps restiforme. Ces faisceaux arqués traversent également l'olive et visiblement aussi l'olive accessoire externe.
Dans le trajet arciforme des faisceaux du cordon postérieur, du corps restiforme, on ne voit pas de cellules parsemées d'où pourrait naître le cordon postérieur.
On ne pourrait donc comprendre l'origine des faisceaux d'où émanent les cordons postérieurs si, sur cette question, ne jetait la lumière, cette circonstance que le corps restiforme s'épuise en donnant naissance aux fibres arciformes (fig. 50, 51, 52 S), de même que le cordon postérieur se forme de l'acquisition des fibres arciformes placées en arrière (J). Il n'y a donc aucun doute que le corps restiforme, après s'être entre-croisé (et avoir traversé les olives), passe dans le cordon postérieur. Les olives représentent pour les corps restiformes une masse d'extinction et pour les cordons postérieurs, une masse d'origine. De l'olive, on sait {Deiters) que elle est traversée en partie des faisceaux plus considérables du corps restiforme et que, à son intérieur, se distribuent de très fins faisceaux. Les faisceaux restiformes sont ceux qui traversant seulement, en fibres considérables l'olive du même côté, se terminent dans l'olive opposée. D'où il découle que, si une moitié du cervelet et en même temps le corps restiforme sont atrophiés, l'olive du côté opposé subit la même dégénérescence.
La formation du cordon postérieur a, pour conséquence, de transformer la coupe du bulbe dans la coupe de la moelle épinière et cela, avec changement du quatrième ventricule en circonférence du canal central. Au niveau de l'origine du cordon postérieur, le corps restiforme est placé vers l'extérieur. Le cordon postérieur se développe du côté interne du corps restiforme (fig. 50-52), plus en effet le corps restiforme diminue de l'extérieur, plus le cordon postérieur croît à l'intérieur. Ainsi l'aire commune du corps restiforme et du cordon postérieur doit s'étendre vers la ligne médiane et cela dans la direction de l'accroissement. En conséquence, les noyaux du vague prennent une situation plus médiane dans les deux moitiés contiguës du sol gris vers le milieu desquelles se pressent, après disparition du noyau acoustique, les cordons postérieurs. Le noyau de l'hypoglosse représentant les cornes antérieures de la moelle, conserve sa situation parce que le cordon postérieur accomplit son mouvement vers l'intérieur en arrière de ce noyau. Certaines racines du vague traversent la substance gélatineuse dans le noyau du trijumeau de même que, dans la moelle, son prolon-
SURFACK DU CERVEAU.
gement est traversé par les racines postérieures. La corne postérieure de la moelle est déjà représentée dans le noyau du vague et les racines du même nerf. La substance gélatineuse est la tête de la corne postérieure, les racines du vague en sont le cou, et le noyau du vague qui est uni à la corne antérieure (noyau de l'hypoglosse) tourne vers le cou, la pointe d'un triangle correspond au trigone cervical de GoU, à la coupe triangulaire du mélange de la corne postérieure avec le noyau gris général. Cette corne postérieure se trouve, déjà entre le cordon latéral et le cordon postérieur et la différence gît seulement dans le recouvrement formé par les faisceaux de la cinquième paire de même que, dans l'angle que forment entre elles ces deux cornes postérieures. Dans la moelle allongée les racines du vague prolongées se couperaient en arrière de la moelle, tandis que les racines postérieures de la moelle épinière prolongées se rencontreraient en avant. Les premières divergent en avant, les dernières divergent en arrière. Maintenant, le noyau du vague éprouve-t-il un
FiG. 53.
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^ imw^^w''^
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Ri yô
(Imprégnation au chlorure d'or et de potassium). Coupe transversale du bulbe d'un cerveau de nouveau-né. C Canal central P. Pyramide. X Entrecroisement. 0. oi. Région des olives, g. Substance gélatineuse, v. Faisceaux de la cinquième paire, c.p. Tète de la corne postérieure, fb. Fibres arciformes. c.a. Corne antérieure. n Nucleus fasciculi corneati. fr. Fasciculus corneatus. f.gr. Fasciculus gracilis. {N.B. La commissure derrière (c) existe a tort dans la graA'ure).
FiG. 54.
déplacement jusqu'à fusion sur la ligne médiane, le canal central est fermé. Le quatrième ventricule disparait. Les masses des cordons postérieurs pressées vers la ligne médiane, se rapprochent en arrière des noyaux du vague fusionnés, ne laissant entre elle que le sillon postérieur. La rotation des noyaux du vague en dedans est suivie par la corne postérieure totale de telle sorte que les cornes postérieures, dont proviennent, sous le vague, la première et seconde racine des nerfs rachidiens, ne sont plus convergentes en arrière mais se placent d'abord entre elles à une distance de 180" et, après disparition des fibres arciformes et de leurs masses nucléaires dans la formation du fasciculus cuneatus et gracUis, elles sont de moins en moins déjetées et se rapprochent de façon à converger en avant. Par la disparition des fibres arciformes et de l'olive interne, les cordons antérieurs se trouvent réduits, et il en est de même des cordons latéraux qui, après la disparition de l'olive, au lieu de présenter une surface convexe, offrent une dépression derrière les pyramides(fig. 55).
Derrière le cordon latéral fait saillie — région du corpuscule de Rolando — la racine de la cinquième paire dépourvue de libres arciformes (fig. 54, V, S R). Après cette saillie se trouve la masse grise, mêlée aux cordons postérieurs, de deux formations bien limitées, le cordon cunéiforme et le cordon grêle (fig. 55, fr, fgr) contre lequel se trouve le sillon postérieur. Avant la disparition de l'olive accessoire interne, dont la limite confine à la limite inférieure des racines de l'hypoglosse, le cordon postérieur s'accroît encore par une décussation, entre les cordons antérieurs, de faisceaux