P P VS
(Préparation colorée au carmin).
Décussation des pyramides (cerveau adulte). Hst. Cordon postérieur. C Canal central. V,V, SR Tète de la corne postérieur, a gauche reste de la racine ascendante du trijumeau. LS Faisceau latéral. VS Cordon antérieur. PP Pyramides. VS Cordon antérieur.
plus forts que ceux de l'entrecroisement supérieur. Clarke et moi les faisions découler des faisceaux pyramidaux externes. Mais on ne peut contester l'incertitude de cette opinion ; en effet, l'olive accessoire interne est contiguë à ces faisceaux qui, de l'extérieur, passent transversalement vers le lieu d'entrecroisement. Traversant cette olive, on admettrait qu'ils viennent aussi des corps restiformes. Les préparations (fig. 55 oi, X fgr) au chlorure d'or ne démentent pas cette vue. Dans cette supposition, ces faisceaux montrent avec la formation des autres faisceaux du cordon postérieur, cette différence que l'entrecroisement, au lieu d'être formé de fibres des corps restiformes en deçà de l'olive, se forme au delà de l'olive interne, de fibres qui passent dans le cordon grêle.
Les pyramides disparaissent du sillon antérieur par leur grande décussation, elles rejettent loin du raplié qu'elles comblent et élargissent, les cordons antérieurs ; elles séparent de la substance grise les cornes antérieures, et repoussent ainsi fort en arrière, les cornes postérieures. Elles gagnent, en totalité et sans interruption dans la substance grise, un espace du cordon latéral qui, à côtédes cornes postérieures, ne va pas jusqu'à la surface de la partie postérieure du cordon latéral. Cette situation dans cordons latéraux que prennent, après leur décussation, les faissceaux pyramidaux, ils la conservent dans toute l'étendue de la moelle épinière, en passant progressivement dans les racines antérieures (fig. 54, PP).
Coupe transversale de la moelle.
Nous avons décrit à la partie inférieure du cerveau moyen, sur une coupe du tronc cérébral, trois étages de faisceaux dirigés en bas, la calotte, la couche intermédiaire et le pied du pédoncule. Dans la moelle allongée la coupe du pédoncule gagne un accroissement provenant du cervelet, ce nouvel étage s'avance en arrière de la calotte. Ici nous rencontrons donc quatre couches, le corps restiforme (origine des cordons postérieurs) la calotte, la couche intermédiaire et la pyramide.
La moelle épinière se constitue des faisceaux de tous les centres
i38 FORMES ET STRUCTURE DU CERVEAU.
cérébraux et du cervelet. On n'a aucune raison d'admettre, la richesse en fibres fût-elle accrue, que ces faisceaux prennent d'autres situations respectives que celles qu'ils occupaient dans le pédoncule et le bulbe. Comme le trajet de tous les faisceaux se voit surtout bien sur des couches sagittales, nous avons encore ajouté ici, comme complément aux figures précédentes, les figures 55, 56 et 57.
1. La calotte du pédoncule se compose de quatre catégories de faisceaux faciles, à suivre dans leur trajet.
Le faisceau longitudinal postérieur semble au bord inférieur du pont et dans le bulbe, ne pas disparaître et devrait être recherché dans ces faisceaux postérieurs du cordon antérieur qui, en partie sont placés juste en avant de la commissure grise, en partie, sont entrelacés avec les faisceaux blancs de la commissure antérieure (lig. 58). L'expansion du faisceau longitudinal postérieur de l'écorce cérébrale est, déjà dans la coupe du pédoncule, représentée par un moindre nombre de faisceaux et il n'y a aucun doute que ses faisceaux sont interrompus dans les masses grises du tronc cérébral de telle sorte qu'ils ont une internode en général, au moins dans chaque noyau d'origine des nerfs. Pourtant le faisceau longitudinal postérieur forme l'union la plus directe entre la substance grise médullaire et l'écorce cérébrale, car les internodes gris, placés très haut dans le cerveau, comme le ganglion opticum basale, sont déjà analogues à la substance grise encéphalo-médullaire de la moelle (fig. 18, 21, 51, 57, 40, 44, 55 et 56. Voir plus haut).
IL Les faisceaux de la racine antérieure de la couche optique qui, comme laminae médullaires de la couche optique, s'ordonnent en pinceau et sont susceptibles d'être suivies dans la calotte sous les faisceaux placés en dehors du noyau rouge (fig. 29, 54, 56, 58, 54. Voir plus haut).
IIL Le fasciculus rétroflexus qui pourrait être la prolongation d'une partie du stratum zonale court au loin, à travers la racine de la glande pinéale, dans la commissure postérieure.
Une soudure de l'Ependynie avec la face postérieure de la voûte fait croire à une union de la racine de la glande pinéale avec la face postérieure de la voûte.
Ce faisceau se recourbe de telle façon que, dans la calotte, il pourrait former le faisceau le plus interne et le plus antérieur et participe vis-à-vis du faisceau longitudinal postérieur et avec lui,
Coupe sagittale du cerveau du singe (plus latérale que fig. 56 et 57). Fr. Extrémité frontale. Occextrémité 'occipitale c. d. Corps calleux, n. l. Noyau lenticulaire, ne. Noyau caudé. Lp. f. Substance perforée antérieure. Ged. dept. pelt. Région du pédoncule du septum pellucidum. IL Tractus optique , au-dessus commissure. Ci. Capsule interne. Th. Couche optique, i. i./. Discus lentiformis, la partie noire, qui recouvre son extrémité antérieure, est le cordon longitudinal postérieur. Entre cette formation et le thalamus se trouvent les rayonnements du noyau rouge. Cp. Commissure postérieure. Q. Tubercules quadrijumeaux vers lesquels se dirigent en bas, en arrière, le bras du tubercule supérieur et, en avant et en bas, les rubans de Reil (Lms2-Lm so), dont le faisceau blanc, le plus inférieur, est le faisceau cérébelleux provenant de la valvule {Lm sô). Derrière Lm s3, racine du trijumeau. ss. Substance noire de Sommering avec sa partie médullaire. P. Pied du pédoncule. V. Pont de Varole. C. tr. Moelle allongée. R. Corps restiforme. Cbl. Cervelet, ne. Noyau dentelé du cervelet.
à la formation du cordon antérieur de la calotte (fig. 54, 55, 58 et un fragment dans la fig. 56. Voir plus haut).
IV. Les faisceaux de la commissure postérieure qui, par l'anse pédonculaire, en qualité de racine interne du thalamus, pénètrent le long de sa masse interne et représentent avec le faisceau précédent les origines croisées du thalamus pour la moelle (fig. 17, 18, 51 et 57). Ils paraissent, dans la fig. 57, pénétrer évidemment dans la calotte, d'après la fig. 54 siègent en arrière de la sortie du fasciculus rétroflexus et d'après moi, à la suite d'études sur des cerveaux de carnassiers, semblent se placer en
dehors du faisceau longitudinal postérieur (dans le cerveau moyen) en avant de la substance grise, et là s'entrelacer avec
occ.
Al
Lb.R
Coupe longituclinaîe du cerveau du singe, fr. Extrémité frontale, occ. Pointe occipitale. Rd. Ecorcc du cerveau. 31. Substance blanche du cerveau antérieur. A'c. Noyau caudé. L. Noyau lenticulaire. C. Commissure antérieure. N. Globus pallidus. A. Noyau amygdalien. ÎI. Tractus opticus. Cl. Capsule interne. Th. Thalamus. Br. Bras des tubercules quadrijumeaux. Lb. Discus lentiformis (uni par un défaut de la gravure au stratum intermedium). La masse noire, triangulaire, placée en avant, est le cordon longitudinal postérieur, dans son expansion. Sous Br, expansion du noyau rouge. L. Li L2, Ruban de Reil. P. P. Pied du pédoncute. P. Pont de Varole. Rh. Corps rhomboïdal. 0. Olive inférieure. Chl. Cervelet. Pr. Pédoncule cérébelleux supérieur. R. Corps restiforme. Fp. Cordon postérieur.
les fasciculi marginales aqiiœduch sylvii. D'après cela en supposant qu'ils descendent verticalement, on doit chercher leur siège dans la moelle près du bord externe de la corne antérieure, dans le cordon latéral (fig. 58 f, voir plus haut).
V. L'origine de la moelle dans les tubercules quadrijumeaux est représentée par les rubans de Riel que, dans les fig. 54 et 55, surtout dans la première, on peut suivre jusque près de la moelle. Elle forme la couche antérieure du cordon latéral, s'entrelace avec les fibres transversales du corpus rliomboïdeum, à la partie inférieure du pont ou sous le pont, d'après la structure du cerveau de l'animal, et renferme, dans la moelle allongée, l'olive, dans les cellules de laquelle se termine peut-être une partie de ses faisceaux à moins qu'elle ne la traverse en changeant de situation en dessous. Dans la moelle, le ruban de Reil deviendrait le stratum extérieur du cordon latéral (fig. 58) d'où, en partie, la
couche antérieure du cordon antérieur ne peut pas être certainement exclue. Cette couche provenant des tubercules quadriju-
FiG. 57.
Coupe sagittale du cerveau simien (coupe plus médiane que 50, 54, 53 et 56). Ca. Commissure antérieure. //. Tractus optique. Th. Tlialamus. sti. Racine interne. Cp. Commissure postérieure. /// Nerf oculo-moteur. Entre cp et ///, la calotte; sur le revers, racine du pathétique. Pr. Entrecroisements des pédoncules cérébelleux supérieurs. Entre le pont et l'oculomoteur, les faisceaux les plus internes du pédoncule, qui vont du pied jusqu'à la partie postérieure du pont et qui sont sectionnés à la partie moj-enne. L. Ruban de Reil. Rh, Fosse rhomboïdale. -/â. Racine de l'hypoglosse. V. Pont de Varole. cbl. Cervelet avec valvule. fg. Funiculus gracilis. al. Derrière la voie pyramidale, la coupe en bas, tombant plus en dehors, court à travers l'olive (0), la suite du ruban de Reil, après avoir été traversée plus haut, en avant des racines de l'oculo-moteur externe, par les fibres transversales du corps rhomboïdal.
meaux n'atteindraitpas,dans la moelle allongée, jusqu'à la tète de la corne postérieure (fig. 17, 22, 40-45, 55 et 56. Voir plus haut). La lacune que laisse, dans la moelle, la couche du ruban de Reil venant des tubercules quadrijumeaux,est remplie par les faisceaux cérébelleux du lemniscus inférieur qui, venant du vermis supérieur par la valvule, s'unit aux fibres du ruban. De ce mode déformation du ruban de Reil, il ressort évidemment que cette dernière addition de fibres cérébelleuses représente les faisceaux les plus postérieurs du lemniscus (par rapport au pont les plus externes); en effet, dans la coupe transversale du lemniscus, dont les faisceaux, provenant des tubercules quadrijumeaux, sont disposés de telle manière que les supérieurs sont pour la
plupart poussés vers la ligne médiane, dans cette coupe, les faisceaux inférieurs dans l'ordre de leur descente, se trouvent plus en dehors. D'où, il résulte que l'accroissement le plus inférieur du lemniscus en représente le faisceau le plus externe. Mais, dans la moelle, le lemniscus ne peut pas s'étendre en largeur autant que dans le pédoncule et le pont. Les faisceaux sont placés l'un derrière l'autre et le faisceau externe y donne le faisceau le plus postérieur (fig. 58).
Cette partie de la couche externe du cordon latéral se laisserait aussi, au point de vue de sa formation, délimiter en avant car le manteau de la moelle autour de la corne antérieure et de la corne postérieure se développe en qualité de cordon latéroantérieur et de cordon latéral postérieur. Ce dernier confine à la corne postérieure. Le faisceau postérieur du lemniscus forme évidemment dans la moelle, la partie du cordon postéro-latéral qui limite en avant la tète de la corne postérieure (fig. 17, 55 et 56. Relire plus haut.)
VL Le stratum intermedium (\\\\ représente dans la moelle, le noyau lenticulaire, pour autant que ses faisceaux ne pénètrent pas dans les pyramides, se trouvait, dans la coupe du pédoncule, dans la substance noire de Sommering, limité vers l'extérieur par les faisceaux les plus externes du pied du pédoncule. Il se compose de fibres de l'anse du noyau lenticulaire qui forme le faisceau le plus interne du pied, et d'autres faisceaux d'origine du noyau lenticulaire qui, au moyen de l'entrelacement du pied du pédoncule, pénètrent dans les parties latérales delà substance de Sommering. Dans le bulbe, ce stratum conserve la même situation immédiatement derrière les pyramides. Aussitôt que la pyramide diminue, l'angle de 180" que forme le prolongement du stratum intermedium, devient plus petit puisque les moitiés de ce stratum doivent, en qualité de masses limitrophes postérieures, de cordons pyramidaux, se rapprocher en proportion de la diminution de ces derniers cordons. La décussation augmentant, cet angle devient plus aigu et après la disparition du dernier faisceau pyramidal, les deux moitiés du stratum intermedium deviennent les faisceaux internes des cordons antérieurs placés le long du sillon antérieur de la moelle (fig. 22, 25, 51, 54, 56, 57 et 58. Relire plus haut).
Lanniseiuf sua
/Lenwisais
zn/èrior
iCerébdbuni
(cortex cerebril
Fasc.Zanffit/ posisnar ,
VII. Le pied du pédoncule vient de l'écorce frontale et pariétale — faisceau de Arnold — et des lobes occipitaux et temporaux, faisceau de Gratiolet. Sa coupe au niveau du cerveau moyen est composée de telle sorte que les faisceaux les plus internes appartiennent au trajet du stratum intermédium, que les plus externes sont ceux décrits par Gratiolet et que la plus grande masse entre ces deux parties renferment mêlés, les autres faisceaux pyramidaux et les faisceaux du pédoncule cérébelleux moyen du pédoncule. Pour le calibre, la partie venant du noyau lenticulaire est le moindre, la masse des faisceaux de Gratiolet est bien plus considérable, et la dernière partie est la plus importante. Dans la moelle, les faisceaux pyramidaux se placent, en avant de la corne postérieure, n'atteignent ni à la surface des cordons latéraux qui représente le lemniscus, ni à la partie antérieure de la corne postérieure (Stilling, Fleclisig). La couche qui recouvre immédiatement la substance grise, de la corne antérieure à la tète de la corne postérieure, renferme sinon des faisceaux d'origine encore inconnue, en tous cas, le contingent des fibres de la couche optique pour la moelle épinière (fig. 15, 17, 22, 25, 50, 51, 55, 54, 56, 57, 40 et 41 en outre sur le faisceau àeGratiolet, fig. 5. Relire plus haut).
La partie externe du tronc cérébral, le corps restiforme, augmente au niveau du bulbe des fibres médullaires du cervelet qui embrassent le corps dentelé et, à travers le stratum zonale, par l'intermédiaire des deux catégories antérieures de fibres arciformes, passe dans le cordon postérieur. Le mot de cordon cunéiforme de Goll peut induire en erreur. Ce cordon caractérisé, sur des préparations colorées au carmin, par sa rougeur et différencié, surtout sur des préparations de fœtus, grâce à sa forme par rapport aux cordons cunéiformes du bulbe, est dans la moelle le prolongement du cordon grêle et non du cordon cunéiforme.
Il n'est pas impossible que les faisceaux de Gratiolet des pyramides prennent aussi part à la formation des cordons postérieurs, dans leur partie interne ou cunéiforme (fig. 15, 17, 22, 25, 45, 47, 52 et 55).