CD
CD
O eu
JS a
Homme adulte ....
— nouveau-né .
Singe
Éléphant (1)
Cheval a
Cheval b
Chien de mer
Ours
Chien
Cochon
Chevreuil
Chat
Lapin nouveau-né . .
(1) Le poids du cerveau do l'éléphant atteint 4576 grammes, 2906 pour la coiffe, 1097 pour le cervelet et 575 pour le tronc.
D'après ce tableau, pour la masse du cerveau antérieur, on voit une gradation, partant du nouveau-né, passant par l'homme, puis le chien, le singe, le cheval, le chien de mer, l'éléphant, l'ours ; un cheval (a) se trouve, à ce point de vue, après le cochon, le chevreuil, le chat, le lapin nouveau-né. Ce tableau ne devient instructif que si l'on remarque que le pour-cent des hémisphères est augmenté par le pour-cent, fort petit du cervelet, de même pour le lapin nouveau-né, et si l'on considère, en outre, que le lobe de l'insula chez l'homme est le plus favorisé avec 58 p. 100, par rapport à la tige cérébrale totale dont, par conséquent, il représente plus de la moitié.
Relativement à la grandeur du cervelet, l'anatomie comparée, attribue en général aux plus grands animaux le plus grand poids. En première ligne se place le cervelet de l'éléphant, absolument et proportionnellement, et à ce point qu'il représente plus du double du cervelet de l'homme, et est, sans proportion avec celui des autres animaux. D'autre part, en-dessous des mammifères plus comparables à l'éléphant, se trouve un petit singe avec 20 p. 1000 de moins que l'homme adulte; et plus bas encore nous voyons l'enfant nouveau-né et le lapin nouveau-né, qui, proportionnellement, restent encore en-dessous; le premier avec 0,57, presque 50 p. 1000 en moins par rapport à l'homme adulte. Cette prédominance du poids du cervelet chez les plus grands mammifères fait reculer, dans la série, le poids de la coiffe, chez l'éléphant; ainsi la coiffe de ce dernier pèse moins que celle du chien de mer et de l'ours. Ces différences considérables me paraissent mériter une grande attention ; j'attache une importance moindre aux petites différences.
La participation que prennent dans la formation du cerveau le lobe frontal jusqu'au sillon de Rolande; le lobe pariétal de ce premier sillon jusqu'à la scissure occipitale ; et le lobe occipital occupant le reste de la convexité, est frappante chez l'homme, le singe, l'ours et le chien ; le développement frontal chez l'homme surpasse celui du singe, celui-ci surpasse celui des animaux carnassiers, chien et ours. Le singe se trouve après l'homme, non seulement pour le lobe frontal mais aussi pour le lobe pariétal ; la prédominance de son lobe occipito-temporal ne doit être attribué qu'au fort développement du lobe occipital. Chez l'ours et tous les carnassiers on remarque une prédominance relative do la région pariétale. Chez l'enfant nouveau-né le lobe pariétal est bien plus développé que chez l'adulte; on en trouve l'explication dans les remarques citées plus bas de Zuekerkandel, à savoir que l'accroissement en longueur pour la pai'tie moyenne de la coiffe est favorisée par deux sutures du crâne, la coronale et la lambdoïde, d'où dépend l'accroissement longitudinal, tandis qu'on ne trouve pour les lobes occipital et frontal aucune autre suture trans verse favorable à un accroissement longitudinal du cerveau.
Pour ce qui regarde les parties sous-corticales, à partir du thalamus vers en bas, l'homme, aussi bien pour le thalamus que pour le cerveau moyen surtout, est placé en arrière des mammifères; chez le singe, la région de la couche optique est encore plus favorisée par rapport au cerveau moyen. La différence proportionnelle la plus remarquable a trait à la moelle allongée, qui, en partie par la grande quantité de substance grise, dont les parties fondamentales dominent chez les animaux, en partie par l'énorme développe-
ment des voies postérieures de la tige, par rapport aux pyramides, atteint entre l'iiomme et le chat une différence plus que quadruple.
Si je pense à la divergence entre deux cerveaux de chevaux, et si je me rappelle que d'autres recherches sur le chien et le cheval me donnèrent 67 p. 100 de coiffe, il résulte que les différences dans ces familles animales ne sont pas moindres que chez l'homme. Donc, on ne doit attendre de résultats sérieux que de nombreuses pesées. Car, entre les races différenciées par sélection, il survient souvent des différences.
Des matériaux acquis sur cette question par Pfleger et Weicliselbaunn dans l'âge mûr de la vie, on recueille, pour les trois masses principales du cerveau, les poids absolus et proportionnels suivants :