‹ Psychologie de deux messies positivistes, Saint-Simon et Auguste ComteChapitre 113 sur 171 · DiillX MKSSIKS l'OSITIVIBTKS · texte numérisé non relu

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de la générosité des sentimenls plutôt rine l'étendue des conceptions. C'est donc, ma charmante amie (puisque vous <laignez tolérer ce titre), sans aucune vainc affectation sentimentale peu convenable à mon caractère, mais d'après une conviction aussi raisonnée qu'intime, que je me félicite de la coïncidence de la douce résurrection morale que je vous dois avec l'élaboration naissante de mon second grand ouvrage, qui, loin de souffrir d'un tel concours, en vaudra certainement beaucoup mieux, comme une agréable expérience me l'indique déjà directement'. »

Le système no veut pas céder ; comme toujours il interprète ; et Comte, bien loin de s'abandonner sans arrièrepensée à un sentiment personnel, parle de la conviction aussi raisonnée qu'intime qui lui fait voir dans son amour l'auxiliaire de sa mission.

il revient souvent, dans ses lettres, sur cette idée. Son amour, dit-il, a renouvelé son âme, l'a rendue plus apte ù son rôle de régénération sociale, l'a faite meilleure et plus généreuse, et c'est par là que cet amour s'ennoblit et se justifie à ses yeux. « Chaque jour, je me sens, grâce à vous, devenu à la fois meilleur et plus heureux. Même en ce qui concerne mon action philosophique sur l'humanité, la seconde moitié de ma noble carrière surpassera aussi la première -. »

Non seulement il se réjouit de cette passion qui le régénère, mais il songe déjà à la glorifier devant l'humanité. « Je ne serai vraiment satisfait à cet égard que lorsque je pourrai noblement exprimer à mon auguste public cette inappréciable efficacité d'une passion bien dirigée dont la grande élaboration humaine recueillera ainsi les principaux résultats indirects''. »

Un mois après la mort de Clolilde, il écrit à Stuart Mill qu'il va désormais tourner vers l'accomplissement de sa

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