Griesinger, loc. cit
interposent des mois qui n'ont aucun rapport avec la question. Enfin ils ont une prononciation défectueuse.
Aucun auteur n'a examiné si les phases du langage étaient analogues ouidenliques chez les-enfants normaux et les idiots. Séguin, qui s^est occupé avec une grande attention de l'éducation du langage chez ces derniers, ne formule aucune règle déduite de ses observations. Il s'est borné à des préceptes sur les meilleurs procédés d'éducation du langage : 1° L'étude de la parole doit commencer par les consonnes et non par les voyelles; 2° les syllabes composées d'une consonne et d'une voyelle doivent èire articulées les premières; 3° les labiales entre celles-ci, doivent précéder toutes les autres; A0 les syllabes isolées sont moins faciles à articuler que les syllabes répétées. En outre,, de l'étude attentive de la façon dont les enfants prononcent mieux lelle ou telle lettre, il conclut à l'état des lèvres, de la langue, et tire aussi d'utiles indications pour la direction à donner au langage dans les cas particuliers. Mais nous ne pouvons y insister ici, car c'est une question de physiologie que celle de l'articulation.
Quant aux autres auteurs, ils se sont bornés à dire que le langage était plus ou moins défectueux. D'après Esquirol, dans le premier degré de l'imbécillité, la parole est. libre et facile; dans le second elle est moins facile, le vocabulaire est plus circonscrit. Dans le premier degré de Tidiotie proprement dite, l'idiot n'a à son usage que des mots, des phrases très courtes. Les idiots du second degré n'articulent que des monosyllabes ou quelques cris. Enfin, dans le troisième degré, il n'y a ni paroles, :ni phrases, ni mots, ni monosyllabes. On voit combien de pareilles limites entre diverses catégories manquent de précision.
La rapidité des progrès linguaux n'est pas un signe d'in-