RETARDS DE LA PAROLE
telligence précoce; « au contraire, dit Perez1, ils (les enfants) ne s'en expriment que mieux plus tard, et cela tient à ce qu'ils ne se contentent pas de l'harmonie des mots, mais ont des représentations des choses dont ils parlent. » Quant au rabâchage monotone des mêmes mots, des mômes syllabes chez les enfants, il pense qu'il leur est agréable, facile, habituel et les repose des premiers efforts faits pour parler. Il parait bien en effet en être ainsi, et ce ne sont pas les enfants qui parlent le plus tôt, qui sont les plus intelligents, mais ceux qui comprennent le plus tôt. Tout est là. Ce sont des aphasiques moteurs, parce que leur centre d'articulation n'est pas suffisamment développé, voilà tout.
Chez l'idiot, on observe ordinairement un retard plus ou moins considérable de la parole, comme on en observe pour la marche, la préhension, la propreté, etc., etc. Mais à l'inverse des enfants normaux , ils ne comprennent pas plus qu'ils ne parlent. Le retard ne porte pas seulement sur un centre, mais Lien sur tout le cerveau. Il faut donc distinguer entre les retards dans le langage. Tandis que l'enfant normal a de l'aphasie de transmission, l'idiot a en même temps de l'aphasie de réception, et comme son cerveau est encore table rase au point de vue du langage, il n'a aucune image de mots qui lui serve à se faire comprendre comme le peut l'aphasique sensoriel.
Il en est de même du rabâchage qui n'est pas du tout comparable dans les deux cas. Dans le premier nous pouvons admettre qu'il soit une distraction et un repos pour l'enfant dont le centre de la parole est cependant en activité comme toute sa zone motrice et pas plus qu'elle assurément. Mais tout en laissant son centre d'articulation fonctionner