‹ Psychologie de l'idiot et de l'imbécile (volume 2)Chapitre 13 sur 213 · Ireland, Traité de l'idiotie et de l'imbécillité · texte numérisé non relu

Ireland, Traité de l'idiotie et de l'imbécillité

l'intelligence passive d'Aristote; 2° ceux qui ont aussi le pouvoir de comparer, de raisonner et de tirer des conclusions générales ; qui ont une intelligence active ; 3° ceux qui peuvent former des idées abstraites. Cette classe comprend tous les plus hauts degrés de l'idiotie et demanderait sans doute une subdivision plus détaillée. »

Il trouve qu'un bon moyen déjuger les idiots, c'est de les comparer à des enfants ordinaires d'un âge donné, opinion que nous avons essayé plus haut de combattre. « L'idiotie, dit-il, peut être considérée en somme, dans ses manifestations mentales, comme une condition infantile définitive. Les idiots restent toute leur vie des enfants comme intelligence, souvent aussi comme sentiments et comme désirs. »

Schùle * s'exprime ainsi : « On peut chercher à classer les différents cas d'idiotie : 1° au point de vue de la physiologie clinique; 2° en formant des familles naturelles, d'après l'ensemble des signes psychiques, physiques et crâniologiques. Une classification étiologique permettant de séparer nettement les différents cas serait ici artificielle et prémar turée, comme pour les autres cérébro-psychoses; mais les considérations étiologiques servent à distinguer certaines variétés. On ne peut pas non plus baser une classification sur le langage, car on n'a pas seulement affaire chez les idiots à des troubles intellectuels». Il distingue : 1° l'idiotie absolue; et 2° l'imbécillité. Il divise ensuite celle-ci en: profonde, non susceptible d'éducation (idiotie); imbécillité de degré moyen et léger. Enfin il distingue dans ces dernières catégories les types cliniques suivants : 1° imbécillité simple avec apathie; 2° imbécillité avec délire ambitieux; 3° imbécillité avec crétinisme ; imbécillité avec aphasie ; 5o moral

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