Griesinger, Traite des mal. mentales
puisqu'elle s'applique à chacun des divers degrés de l'idiotie. Séguin J critiquant la manie des classifications, renonce à en faire une nouvelle après toutes celles qui existent déjà. Il se borne à différencier les idiots des arriérés, des imbéciles, des crétins et des déments. Quant à l'imbécillité, il ne considère que celle qui est « consécutive à un état du cerveau dont les causes les plus fréquentes sont : 1° la manie solitaire; 2° l'excès de travail intellectuel, avant et pendant l'épanouissement de la puberté; 3* les affections aiguës de l'encéphale et les maladies de l'intestin qui réagissent sur le cerveau ; 4° une chute ou un coup violent sur la tête et en particulier dans les régions antérieures et supérieures pendant les années qui précèdent la puberté ». Séguin fait allusion seulement aux cas d'imbécillité symptômaiique, et laisse ainsi complètement de côté l'imbécillité congénitale ou même consécutive à des affections cérébrales de la première enfance, qui, suivant leur degré d'intensité, laissent derrière elles de l'imbécillité, de l'idiotie simple ou de l'idiotie profonde.
M. Dagonet* distingue quatre degrés : 1° simplicité d'esprit ; 2° imbécillité d'Esquirol; 3° idiotie proprement dite d'Esquirol; 4° automatisme de Dubois d'Amiens. Les simples d'esprit ne rentrent pas dans notre cadre. Quant aux trois autres catégories, elles se rapprochent absolument de la division de Dubois d'Amiens.
Ireland 3 approuve la classification d'Esquirol, mais ne la suit pas, et divise les idiots d'après leurs manifestations mentales, de la manière suivante : «1° ceux qui peuvent recevoir des impressions sensorielles, qui ont des sensations qui ne peuvent aboutir à des perceptions. Ils possèdent seulement