Schleich, Klinische Mo latsblutte fur Augenheilk
et par là même, l'échange des idées par la parole. Son importance est donc capitale dans l'éducation. De même qu'un certain nombre d'idiots sont aveugles, un certain nombre aussi sont sourds. Mais tandis que pour la cécité il était assez facile de distinguer entre la cécité vraie et la cécité apparente, pour la surdité, il est des cas où cela devient presque impossible, comme par exemple, chez les idiots profonds. Chez eux l'attention qui peut être encore éveillée par la vue d'objets satisfaisant leurs besoins et leurs instincts naturels, ne peut plus l'être par le son qui ne parle guère qu'à l'esprit. Nous avons remarqué que la surdi-mutité était beaucoup plus rare que la cécité. Séguin et Wilbur ' ont noté aussi, en y insistant, le petit nombre de sourds-muets. Sur 280 idiots, Wilbur n'a en effet observé que 7 sourds-muets complets et 9 partiellement sourds . Séguin pense même que leur proportion est moindre que chez les enfants intelligents. C'est un point à contrôler, mais quoi qu'il en soit, on est surpris de la faible quantité de sourds-muets chez les idiots. A côté de la surdi-mutité vraie, il y a lieu de signaler la pseudo-surdité par défaut d'attention. Son pronostic est loin d'avoir la même gravité puisqu'on peut toujours espérer sa disparition en éveillant l'attention un jour ou l'autre . Ce n'est donc presque qu'une question de temps. 11 ne manque pas de moyens pour s'assurer si on a affaire à de la pseudosurdité, mais souvent ils échouent tous, et ce n'est qu'au bout de fort longtemps qu'on s'aperçoit que le bruit attire enfin l'attention de l'enfant. Si toutefois à cinq ans il n'a jamais réagi à l'audition d'aucun bruit et que d'autre part on le voie susceptible d'attention en ce qui concerne les autres sens, il est, croyons nous, permis d'affirmer la surdi-mutité vraie.
1. Wilbur, Iq Proc. Ass. med. off, int. for idiotie and feeble min < ded persons, Philadelphie. 1 8Si> .