M. Jung
LA PRÉPARATION PAR l'hÉRÉDITÉ. 71
son teint mat, ses cheveux noirs abondants, ses extrémités délicates.... » A côté de Goethe enfin, les historiens de la littérature allemande * nous citent sa sœur Gornélie, née après lui, comme une personne étrange , repoussant plutôt qu'attirant les regards , âme ardente , souffrant de sa laideur, mais d'un caractère énergique et d'une rare intelligence.
Voici maintenant deux ordres de faits qu'on peut, ce semble, rapprocher du précédent.
D'abord il est plus facile de trouver dans la postérité même des grands hommes des filles éminentes que des fils dignes de leur nom. Je rappelle ce fait universellement reconnu, que la plupart des grands hommes, depuis Périclès jusqu'à Napoléon P% ou n'ont pas eu de postérité ou n'ont laissé après eux que des enfants faibles de corps et d'esprit.
Le fait avait été observé déjà dans l'antiquité, non pas par des amateurs d'anecdotes douteuses, mais par Platon et par Aristote. Dans le Premier Alcibiadey Socrate dit à son interlocuteur Alcibiàde : ((Peux-tu me nommer quelqu'un que Périclès ait rendu habile, à commencer par ses enfants? » — A quoi Alcibiàde répond : « Quoi! Et si Périclès n'a eu pour enfants que des imbéciles? » Socrate reprend : « Et Glinias ton frère? » A quoi Alcibiàde réplique : (( Mais tu me parles là d'un fou !» On a signalé aussi