‹ Psychologie des grands hommesChapitre 5 sur 98 · VIII AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

VIII AVERTISSEMENT

voir dans les faibiessea ou dans les vilaines actions (qu'il ne nous raconte du reste pas) de Bonfadio, de Geresa, de Franco, de Demme, de Gemani, de Mureto, de Gasanova, mis pêle-mêle avec Théognis, avec Démocrite, avec Léonce lé Philosophe, avec les courtisanes de l'antiquité et avec Aristote ; car « Aristote flatta bassement Alexandre » . Du moins c'est M. Lombroso qui l'affirme, sans l'ombre d'une discussion, sans même un commencement de preuve, sans une citation, sans un renvoi, sans un document ! Et c'est là ce qu'il appelle prouver la folie morale des grands hommes par la méthode expérimentale. Ge que cela prouve, c'est l'aveuglement incroyable de l'esprit de secte et c'est la légèreté de certaines gens qui, jugeant d'un livre sur son titre et sur quelques propositions tapageuses, aiment mieux le célébrer que de le lire.

A ceux par qui l'on n'a pas été convaincu, on n'en doit pas moins un hommage et l'expression de sa gratitude, lorsqu'en les lisant on s'est vu obligé de réfléchir et de se compléter. — G'est le service que m'a rendu tout particulièrement M. Brunetière. Dans cette nouvelle édition, je n'ai cependant pas modifié sensiblement mes premiers cadres. J'ai refait entièrement le premier chapitre; j'ai dédoublé le troisième et le dernier. Mais partout j'ai essayé d'apporter un plus grand nombre de faits authentiques et d'en éclaircir le commentaire K Puissé-je avoir réussi à montrer que la psychologie, telle que je la comprends, est une science capable, elle aussi, de démonstration, de développement et de progrès.

Henbi Joly.

1. Je dois ajouter que j'ai tiré très grand profit des articles bienveillants et pleins d'indications précieuses que m'ont consacrés M. Ad. Franck dans le Journal des Débats, et M. Ch. Lévéque dans le Journal des Savants.

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