Voy. Appendice, n» VI : Sur le quiétisme
3. Je reviens ici très brièvement sur des considérations déjà développées au ch. IV de ce volume.
viderimtvbi maneret \ Ef ils virent parce qu'ils élaienl (F abord venus.
Agir, pour les mystiques, c'est pratiquer l'apostolat j)ar la prière, et travailler ainsi à la conquête des âmes '*, — car ce sont des conquérants (j'allais dire, en pensant aux frères de sainte Thérèse, des conquistadors) dont l'impérialisme se prévaut d'une alliance surhumaine ^ Agir, pour eux, c'est enôore souffrir, c'est perpétuer les états du Christ, et par là s'associer à son œuvre rédemptrice ; c'est, en servant le prochain dans son àme et dans son corps, travailler à la. réalisation, dès ici-bas, de l'uriité, de la solidarité universelles. « La vision suprême de la conscience mystique est une société parfaitement organique vivant d'ordre et d'amour*».
Qu'on ne nous parle plus, après cela, de l'égoïsme mystique, de cet égoïsme prétendu « le plus glacial de tous », suivant Godfernaux. « La religiosité des mystiques chrétiens », M. Leuba, lui, l'a discerné, est, au contraire, « éminemment sociale ». Et il constate leur tendance à Y universalisation, c'est-à-dire à la socialisation de l'action '". Cette tendance, où il voit le « trait le plus marquant de l'évolution actuelle de l'individu sous l'influence de la vie en société », se