‹ Psychologie des mystiques catholiques orthodoxesChapitre 21 sur 161 · CoU&s., I · texte numérisé non relu

CoU&s., I

paliciniiiiiil les épreuves de la vie. Mais les mystiques ne s'en tiennent pas à celte acceptation passive; et, non conlents de se résignci- aux soulFrances, ils les recherchent, ils les désirent, ils en ont soif. C'est qu'ils ont compris d'instinct qu'il y a un lien secret entre la souffrance «•( la puissance d'aimer, et qu'elles s'exaltent l'une j>ar I autre. Vrai de tout amour profond, le grand mol de saint»' Thérèse : « La mesure de notre force pour la soudrance esl la mesure de notre amour' », est surtout vrai dans les rapports de l'homme avec Dieu ; l'homme, ce « fier mendiant », ne pou^■a^t, à celui (jui possède toutes choses, faire hommage que de son héroïsme-.

Cet hommage, les mystiques le lui prodiguent. — Sainte Thérèse, quand elle souffre, se sent « dans son centre » ; elle ne veut pour nourriture (jue « le pain délicieux de la trihulation^ » ; et son besoin de souffrir augmente en proportion de son amour pour Dieu : « Je vis dès cette épocjue mon amour pour Dieu prendre des accroissements tels, que j'en étais saisie d'étonnement ; et voilà l'origine de ce désir des souffrances que je ne puis maîtrisera » Les souffrances, dit-elle encore, peuvent seules lui rendre la vie supportable; souffrir, voilà où tendent ses v(eux les plus chers ; et elle pousse son cri ct'lèbre : « Seigneur, ou mourir ou souffrir, je ne vous demande j)as autre chose ^ ». — « Souffrir

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