Ib., ch. XL
et no pas mourir », — patî, non mori, sera la devise de sainte Madeleine de Pazzi ; « souffrir. Seigneur, souffrir et être méprisé pour \ous », la prière de saint Jean de la Croix; « Seigneur, encore plus de souffrances », celle de saint Fran(;ois-Xavier, Une sainte Lidwine, accablée de toute sorte de maux, les entrailles rongées de vers, déclare ({uc, ne fallût-il qu'un ave pour la guérir, elle se garderait de le prononcer; une mère Agnès de Jésus se croit « abandonnée de Dieu quand elle est sans douleur » ; une sainte Chantai affirme que « pâtir pour Dieu est la nourriture de l'amour en terre, comme jouir de Dieu l'est au ciel » ; « ce que je souffre n'est rien en comparaison de ce que je désire souffrir », s'écrie M™" Acarie: et elle ajoute qu'elle ne peut s'expliquer comment Dieu a joint en elle deux choses si différentes, le désir de souffrir et la peine que la nature reçoit en souffrant*. Pour une Marguerite-Marie, la suprême souffrance est de ne pas assez souffrir ; elle rend grâce à son Souverain de ce qu'il « mesure ses moments par l'horlo^'-e de ses souffrances, pour en faire sonner toutes les heures avec les roues de ses douleurs » ; et elle veut « souffrir en silence, sans consolation, soulagement ni compassion, et mourir... accablée sous la croix de toute sorte d'opprobres, d'humiliations, d'oublis et de mépris^». — On n'en finirait pas de citer des paroles analogues, — paroles incompréhensibles, et qui